Il y a des mirages de la clarté . ”
Poète et critique d’art, Yves Bonnefoy publie en 1953, son premier recueil
Du mouvement et de l’immobilité de Douve. En 1957, Dans
le leurre du Seuil, il présente dans un poème unique sa maîtrise de la langue française, en donnant au verbe une action dominante sur les autres éléments de la phrase. Sa pensée traduit l’angoisse et le tragique. On y retrouve l’influence des philosophes allemands
Georg Wilhelm Friedrich Hegel et
Martin Heidegger. De 1966 à 1972, il participe à la revue
L'Éphémère. Après avoir été professeur d'université, il est élu au Collège de France en 1981.
Son œuvre d’accès difficile est riche en sous-entendus et en allusion plutôt qu’en description .
Les planches courbes (2001) ( qui figurent au programme du Bac littéraire en 2006) sont une invitation au voyage à travers l’espace et le temps, au son de la musique de mots et au rythme du balancement de la barque. « Il faut oublier les mots », c’est ce que dit, à l’enfant, l’auteur des
planches courbes.
Yves de Bonnefoy est influencé par les surréalistes. Par ailleurs, ses nombreux voyages en méditerranée l’incitent à découvrir et à apprécier l’art du XIV et du XVème siècles. Il est aussi traducteur de textes de
William Shakespeare et plus particulièrement d'
Henry IV, Jules César, Hamlet, Le conte d'hiver ... Il collectionne une grande quantité de prix à la mesure de son talent.