Issu d’un milieu aristocratique et cultivé, Vladimir Nabokov a bénéficié d’une riche éducation : à l’âge de sept ans, il est déjà trilingue, et se passionne pour les bibliothèques et les sciences naturelles – en particulier pour les papillons dont il contribuera à améliorer la connaissance.
La révolution d’Octobre met fin à cet heureux climat et entraîne sa famille à Berlin. Nabokov y publie ses premiers textes. Après l’assassinat de son père (opposant au régime tsariste) par des monarchistes russes, et face à la montée du nazisme, il choisit en 1936 de s’exiler avec sa femme et son fils à Paris, puis à Londres. Il entame des études de lettres, écrit ses premiers romans (en russe, sous le pseudonyme de Sirine) et gagne rapidement la faveur des lecteurs.
C’est avec
La Vraie Vie de Sebastian Knight (1941) que Nabokov commence à écrire en anglais. Invité à revenir dans son pays natal, il refuse, et part enseigner dans les plus prestigieuses universités des États-Unis. Il en adopte la nationalité en 1945. C’est dix ans plus tard, avec la parution de
Lolita, qu’arrive la consécration. Malgré le scandale que provoque ce roman (l’amour-passion d’un Européen d’âge mûr pour une préadolescente américaine), la critique salue un chef-d’œuvre, et sa renommée devient mondiale.
Lolita est ensuite plusieurs fois adapté au cinéma, notamment par
Stanley Kubrick.
En 1959, Nabokov s’installe à Montreux, en Suisse. Il travaille à la version anglaise de ses premiers romans écrits en russe, et rédige notamment
Ada ou l'ardeur, son plus long roman, tout en continuant son activité de lépidoptériste.
Il meurt le 2 juillet 1977. Son œuvre, empreinte d’ironie, est le plus souvent construite sur la parodie et l’illusion ; elle comprend des poèmes, des romans, des nouvelles, des pièces de théâtre mais aussi une traduction d’
Eugène Onéguine de
Alexandre Pouchkine et un ouvrage sur
Nikolai Gogol.