Le seigneur de Bombay de Vikram Chandra



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Robert Laffont  Année : 2008   Genre : Roman



Une ville sous pression, un flic au bout du rouleau, un criminel que l’Inde entière recherche… Entre Le Parrain et Les Mille et Une nuits, un page-turner tentaculaire.
Il y a d’abord le gangster : Ganesh Gaitonde, un roi de la pègre de Bombay. Ensuite le flic : Sartaj Singh, un petit inspecteur de police d’un commissariat de quartier. Ajoutons le suspense : si Sartaj ne découvre pas bientôt pourquoi Ganesh s’est suicidé au fond d’un bunker après avoir tué la femme qu’il aime, vingt-six millions de personnes vont mourir dans une explosion atomique. La violence, bien sûr : pour Ganesh, la vie n’a aucun prix. Il la méprise, l’écrase, la supprime avec l’aisance et la force d’un dieu du Mal. La sensualité enfin : elle est partout, dans les décors dorés de Bollywood comme dans les taudis infâmes de Navnagar, dans les temples hindous comme dans les bordels.

Au cœur de cette fresque immense sur l’Inde d’aujourd’hui où l’on se perd avec un frisson de volupté, il y a la ville : Bombay.
Majestueuse et monstrueuse, cruelle aux misérables, douce aux dépravés, Bombay est le lieu de tous les possibles ; autour de Sartaj et Ganesh gravitent des personnages rongés par l’ambition : Jojo la maquerelle, Aadil le révolutionnaire désespéré, Parulkar le flic qui fait de la corruption un des beaux-arts de l’Inde, Paristosh Shah, un receleur milliardaire qui ne transige pas sur les traditions hindouistes… Tous rêvent d’être des seigneurs dans la ville.

Considéré, tel Salman Rushdie, comme l’un des grands narrateurs indiens de langue anglaise, Vikram Chandra a écrit un livre multiforme et exceptionnel. Véritable phénomène littéraire.
Baigné de cultures diverses, amoureux fou de sa ville, fasciné par le cinéma de Bollywood, Chandra a multiplié ses sources d’inspiration. Chacune des mille pages du Seigneur de Bombay est un monde en soi à l’intérieur d’une galaxie infiniment riche : existences croisées, retours sur le passé politique de l’Inde, incursions métaphysiques dans l’hindouisme, autopsie d’une société écrasée sous les pesanteurs millénaires des castes, et rongée par la corruption…

alexsandra  le 02 Janvier 2009 à 12:09  

dur et long. trop de mots non traduits. beaucoup trop... une histoire compliquée avec des personnages peu attachants. une ville qui ne donne pas envie dêtre découverte. un Caïd dejenté. une impression de noirceur. Plus de 600 pages. un pavé. pourvu qu'il coule......

sebseb (invité)  le 16 Mai 2008 à 21:43  

la ville de Bombay est évidemment le principal personnage de ce livre. Elle est décrite sans indulgence, sale, dangereuse, pauvre, fétide, moite, étouffante, bruyante. La narration est parfois pesante, déroutante et les inserts, bien que proposant d'autres points de vue, rejoignent l'histoire principale de manière qui m'a semblé souvent artificielle. Mais cette plongée dans l'Inde, avec ses mots non traduits, ses prénoms, ses odeurs et sa violence m'a tenu en haleine pendant deux semaines. Un bon et long plaisir que je conseille.

pierre (invité)  le 12 Mai 2008 à 22:38  

Le polar est nul, il reste une plongée dans une ville fascinante et la découverte d'une culture riche et peu connue A lire cet été sur la plage ou en cas d'insomnie....