Le travail de la nuit de Thomas Glavinic



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Titre original : Die Arbeit der Nacht   Editeur : Flammarion  Année : 2007   Genre : roman


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Ce 4 juillet commence comme n'importe quel jour. Jonas envoie un SMS à Marie, sa petite amie partie quelques jours en Angleterre. Elle ne répond pas. Il veut lire son journal mais s'aperçoit qu'il n'a pas été livré. La radio et le téléviseur ne captent plus rien ; Internet ne fonctionne pas non plus. Jonas sort de chez lui et attend son bus à l'arrêt habituel. Au bout de quelques minutes, il se rend compte qu'il ne voit passer aucun véhicule, et que les rues sont vides. Son agacement fait place à l'inquiétude. Il tente de joindre ses amis, sa famille, les secours : personne ne répond. Il traverse sa ville, Vienne, et sa crainte se confirme : il est le seul être humain qui reste ici. Le seul être vivant, même. Plus le moindre oiseau, le moindre insecte. Et lorsque ses recherches et ses tentatives de trouver quelqu'un commencent à lui donner à penser qu'il n'y a plus de vie non seulement à Vienne mais sur la Terre entière, le cauchemar prend une dimension plus angoissante encore. Que s'est-il passé ? Pourquoi ne reste-t-il que lui ? D'où viennent ces signes de vie que Jonas croit remarquer ? Pourquoi les caméras qu'il place un peu partout, et notamment dans sa chambre, lorsqu'il dort, enregistrent-elles des images étranges ? Tout cela n'est-il pas juste un cauchemar ? Par une construction implacable et un style visuel très dépouillé, Thomas Glavinic réussit le pari de tenir le lecteur en haleine sur près de 400 pages avec cette énigme terrible, où la peur de ne trouver personne finit par se transformer en peur de trouver quelqu'un - car qui ? Pourquoi ? Un roman très original, au suspense haletant, qui convoque aussi bien Le Troisième Homme de Carol Reed que La Jetée de Chris Marker.

Joël (invité)  le 02 Décembre 2007 à 18:52  

02/12/2007, 18h30, viens de finir le roman "le travail de la nuit" suis dans un état curieux, encore entre rêve et réalité. Ce conte philosophique sur la vie et la mort m'a tenu en haleine avec un peu de peur au ventre, j'entrevoyais plusieurs fins possibles, celle-ci est bien sûr la plus romanesque et la plus difficile à admettre car elle prolonge la reflexion, un peu comme : "qui a t'il après l'univers, et qu'est-ce qu'il y a encore après, etc, etc..? " . L'intelligence de tels romanciers nous le fera peut-être comprendre un jour ?