Tout le monde a des secrets. Il s'agit simplement de découvrir lesquels. (extrait de Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes.) ”
Elevé par ses grands-parents maternels jusqu'à l'âge de neuf ans, Stieg Larsson commence par effectuer des petits boulots, avant d'entrer en 1983 comme graphiste dans la grande agence de presse suédoise Tidningarnas telegrambyrå.
Il se tourne ensuite vers le journalisme, toujours au sein de cette agence, qu'il quitte en 1995 pour fonder Expo, une revue trimestrielle visant à lutter contre les manifestations ordinaire du fascisme en Suède. En 1991, il avait déjà co-écrit un livre, Extremhögern (Extrémisme de droite) sur ce sujet. Stieg Larsson a également donné de nombreuses conférences, notamment à Londres où il était invité par Scotland Yard, et publié plusieurs autres ouvrages traitant du racisme et de l'extrême droite. Cet engagement lui vaut d'être menacé de mort à plusieurs reprises.
Science-fiction et Fifi brin d'acier
Grand connaisseur de science-fiction, Stieg Larsson collabore avec deux fanzines suédois, et dirigera même, en 1980, Skandinavisk förening för science fiction (SFSF), la plus grande association nordique de science-fiction. En dehors de ces influences, il dit également être un grand fan de Fifi Brin d'acier, l'héroïne à couettes rousse créée en 1945 par Astrid Lindgren.
Sûr de lui, Stieg Larsson aurait parlé du projet d'écrire la saga policière
Millenium comme d'un bon moyen d'assurer sa vieillesse. Lorsqu'en 2004, il remet les trois premiers volumes à Norstedts, le plus grand éditeur suédois, celui-ci n'hésite pas. Cependant, Stieg Larsson meurt prématurément, le 9 novembre 2004, et n'assistera pas au succès phénoménal de ses romans qui paraissent en Suède dans les trois années suivantes ((
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, 2005 ;
La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, 2006 ;
La reine dans le palais des courants d'air, 2007).
Le succès... et la tourmente
Importées en France, les aventures de Lisbeth Salander et de Mikael Blomkvist, les héros de la trilogie Millenium, ont également vite fait de conquérir le public : près d'un million de volumes sont vendus en moins de deux ans. Mais un tel succès n'est pas sans provoquer des tensions parmi les proches que l'écrivain a laissé derrière lui. Alors que l'auteur aurait rédigé un testament dans lequel il affirme céder tous ses droits à un parti politique, "la section d'Umeå de la fédération des travailleurs communistes", ce sont aujourd'hui son père et son frère qui touchent l'ensemble de ses droits d'auteur. Sa compagne, qui tente de faire valoir ce testament, affirme également détenir le début d'un manuscrit inédit sur son ordinateur, mais aucune négociation n'a abouti pour le moment.
Et pendant ce temps, parce que la Milleniumania n'a pas finit sa conquête, le premier tome,
Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, a été adapté pour le cinéma par le danois
Niels Arden Oplev, et doit sortir en salle en 2009, tandis que l'ensemble de la trilogie est en cours d'adaptation pour la télévision.