Récit d'un branleur de Samuel Benchetrit



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Julliard  Année : 2000   Genres : Récit roman


Un branleur qui dynamite La critique de Kzino Samuel Benchetrit dépeint avec une verve corrosive l'histoire d'un loser qui s'assume, anti-héro interprétant de façon singulière et désabusée le monde qui l'entoure. Récit d'un branleur s'affirme comme un premier roman prometteur. | lire la suite


"Il paraît qu'on attire tous un certain gratin de la société. Y en a c'est l'argent. D'autres les belles femmes. Et bien moi c'est les dingues. Les hallucinés. Et tous ceux qui ont besoin de se plaindre. Et c'était à cause de ce genre d'enfoirés que chaque midi je le mangeais froid mon onglet aux échalotes. J'avais rien. Ni profession, ni femme, ni ami. Jusqu'au jour où Julia, ma tante alcoolique, m'a légué son caniche blanc, pour aller mourir dans une cure de désintoxication. C'est peut-être ce chien qui m'a changé la vie. J'ai créé mon entreprise. La société des plaintes. Les gens pouvaient venir se plaindre dans mon appartement que j'avais transformé en bureau. Ça a tout de suite marché très fort. J'ai même dû engager un employé. C'est devenu mon meilleur ami. Et puis en lisant dans le journal la rubrique des faits-divers, je suis tombé amoureux. Une fille que j'avais connue à l'école et qui était devenue tueuse d'un couple de patrons de café. Bref. Ma vie se remplissait de tout ce dont a besoin un homme. Mais quand on a passé une existence à branler, les choses ne restent pas aussi faciles."



“" Moi du travail j’en avais pas. On m’avait dit qu’il était impossible d’en trouver alors j’avais pas insisté. Question diplôme j’étais pas trop décoré non plus. D’ailleurs c’est à l’école que chacun avait commencé à venir m’enquiquiner avec ses douleurs...
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