Je trouve la guerre haïssable mais bien plus ceux qui la chantent sans la faire. ( Au-dessus de la mêlée ) ”
Issu d'une famille de notaires, Romain Rolland se destinait à une agrégation de philosophie, mais il opta finalement pour l'histoire, refusant de se soumettre à l'idéologie philosophique en cours en 1886.
De 1889 à 1891, il vit à Rome, dont il est membre de l'école française. Il fait la connaissance de Malvida von Meysenburg, qui avait bien connue Nietzsche et Wagner, et découvre le patrimoine culturel italien. C'est probablement de cette époque que date sa passion pour l'opéra, Scarlatti,
Michel-Ange et Ludwig von Beethoven.
Dès 1904 débute la parution dans
Les Cahiers de la Quinzaine de Jean-Christophe, son œuvre phare, cycle de dix volumes divisés en trois séries (Jean-Christophe, Jean-Christophe à Paris et La Fin du voyage).
De 1909 à 1924, date de leur rencontre à Vienne, il correspondra avec
Sigmund Freud. Il entretiendra également une correspondance chaleureuse avec
Stefan Zweig, et se liera d'amitié avec Richard Strauss.
L'entrée en guerre de l'Europe entière en 1914 le pousse à écrire un pamphlet pacifiste,
Au-dessus de la mêlée qui lui vaudra l'inimité des nationalistes de tout pays, ainsi que le prix Nobel de littérature en 1915.
Ce pacifisme qui lui est farouchement chevillé à l'âme le conduira à soutenir la Révolution russe, et à s'intéresser aux philosophies indiennes. Il s'entretiendra avec
Rabindranath Tagore, ainsi que Gandhi, sept ans après avoir publié un livre à son sujet (
Gandhi, 1924).
En 1937, il retourne à Vézelay, où il restera durant toute la seconde guerre mondiale. Il termine ses
Mémoires, et en 1944, son dernier ouvrage,
Péguy, paraît.