Richard Wright



Richard Wright Nationalité : américaine
Naissance : 04 septembre 1908 à Mississippi
Age : 101 ans
Métier : écrivain
De ma vie je n'ai rien fait que ressentir et cultiver mes sentiments ; de leur vie ils n'ont rien fait qu'aspirer à des buts mesquins, aux triviales récompenses matérielles de la vie américaine. Nous partagions la même langue, mais mon langage était différent du leur.
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Richard Wright naît en 1908 près de Natchez, ville enrichie par le défunt commerce des esclaves, dans une famille pauvre. Il est petit-fils d'un esclave et fils d'un métayer analphabète et alcoolique. Quand celui-ci abandonne sa famille, Richard, sa mère et sa soeur partent pour Jacksonville, Mississipi. Là, il fréquente une école adventiste, puis une école publique et commence à former de durables positions sur le racisme américain.
Il va vivre de petits boulots à Memphis en 1927, où il découvre la littérature par le biais des classiques européens, de H.L. Mencken et Sinclair Lewis, et vit de divers petits boulots. Il s'engage politiquement et se rapproche du Parti Communiste. Il écrit pour le Daily Worker et New Masses. En 1931 sa nouvelle Superstition est publiée dans une revue.
Il déménage à Chicago en 1934, puis à New York en 1937. Il devient membre du Parti, et rédacteur du Daily Worker pour Harlem. Son premier recueil de nouvelles, Les Enfants de l'oncle Tom, est publié en 1937 et lui vaut une bourse Guggenheim, qui lui permet de travailler sereinement à son premier roman.
Il épouse une danseuse blanche en 1939, mais le mariage dure peu. En 1940 paraît son roman Un enfant du pays, premier best seller écrit par un Noir et oeuvre hautement politique, très critiquée pour sa violence et le fait qu'elle pouvait conforter les Blancs dans leurs peurs à l'égard des Noirs.
L'année suivante, il épouse Ellen Poplar, blanche et membre du Parti Communiste, avec qui il a deux filles. Il s'éloigne bientôt du Parti, mis à l'écart pour ses attitudes « antipatriotiques » (notamment son refus de servir dans l'armée) et dégoûté par l'étroitesse et la violence du dogmatisme, mais reste proche des idées de la gauche américaine.
En 1945 son autobiographie Black Boy raconte sa jeunesse, les déménagements successifs, sa brouille avec sa famille adventiste, et le racisme qu'il ressent dans toute la société.
Après la guerre, Wright vient en France, invité par les intellectuels, et s'y installe finalement. Il fréquente Jean-Paul Sartre et Albert Camus, et vit la période existentialise, qu'il raconte dans son deuxième roman : Le Transfuge. Il obtient la nationalité française en 1947, et voyage beaucoup en Europe, Afrique et Asie. Il en tire de nombreux travaux non fictionnels.
En 1949 il contribue à l'anthologie anti-communiste Le Dieu déchu et est invité à un Congrès pour la liberté culturelle. Il décline l'invitation, suspectant des liens entre les organisateurs et la CIA, qui le surveille avec le FBI depuis 1943.
Ses derniers travaux sont le roman Savage Holiday, plusieurs milliers de haikus, une série de conférences rassemblées dans White Man, Listen !, et un dernier roman, The Long Dream, publié en 1958. Il meurt deux ans plus tard d'une attaque cardiaque, et est enterré au cimetière du Père-Lachaise.
Après sa mort, un recueil de nouvelles intitulé Eight Men, sur lequel il travaillait à la fin de sa vie, ainsi que la deuxième partie de son autobiographie, American Hunger, sont publiés.
Plus que pour son style, Wright est reconnu pour son engagement, la puissance politique de ses écrits, et l'impact de ses idées sur l'Amérique de l'après-guerre et sur les revendications afro-américaines à venir. L'histoire du personnage central de Native Son galvanise de nombreux leaders noirs. En outre, ses voyages lui ont inspiré des réflexions importantes sur la politique et l'économie des pays du Tiers-Monde. Le développement de son oeuvre est remarquable pour la capacité de Wright à répondre aux courants sociaux et intellectuels de son époque. Son ambition première était d'amener par ses livres les Blancs à considérer les Noirs au-delà du cliché de l'homme servile, patient et plein d'humour.

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Personnalités Similaires Chester Himes, Aimé Césaire
Collaborations Sinclair Lewis
Amis/Famille Albert Camus, Jean-Paul Sartre

Richard Wright : vos commentaires

bibi (invité)   04 Novembre 2008 à 19:46   

se livre est bien mais trop long au débu pour kon si intéréss

Guillaume (invité)   18 Avril 2008 à 11:38   

Richard Wright, avait-il une soeur ? Je ne crois pas. Il avait un frère et non une soeur !

la mome (invité)   30 Mars 2008 à 16:04   

il est vrai que lorsque l'on parle de choses sérieuses , il vaut mieux être sérieux. richard wright est bel et bien mort en 1960 malheureusement

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