Arkansas de Pierre Mérot



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Robert Laffont  Année : 2008   Genre : roman


L'écrivain gourou La critique de flu Pierre Mérot avait été remarqué il y a quelques années avec Mammifères , qui lui avait valut le Prix de Flore en 2003. Pour la rentrée littéraire 2008 , il publie un nouveau roman, Arkansas , semi-biographie qui met en scène l'écrivain Houellebecq, ici appelé Kurtz et devenu un gourou aux obscures... | lire la suite


Après Mammifères (prix de Flore 2003), Pierre Mérot met sa plume acérée au service d un splendide roman lumineux et généreux.

À l'automne de sa vie, Traum, un écrivain talentueux mais délicieusement raté, se confie à Baragouin, sorte de secrétaire auquel il livre ses dernières pensées, ses rêves, ses amours, mais aussi des révélations. Celles-ci tournent autour de Kurtz, un ancien ami, un auteur « à la saloperie de talent » qui a construit son succès mondial sur une oeuvre annonçant les crépuscules de notre civilisation. Kurtz a gagné la fortune et une célébrité sulfureuse, puis est parti s'isoler en Espagne dans un lieu secret, « Arkansas ». Là-bas, une secte d admirateurs à la recherche d une utopie s'enfonce peu à peu dans le cauchemar...

Dans un style lyrique inimitable, gorgé d inventions et de fulgurances, Pierre Mérot nous offre une rhapsodie littéraire revigorante et optimiste, véritable ronde de personnages en quête d amour et de rédemption : un clochard à l'intelligence « plus vive et plus mobile qu un voleur sur le toit », des amants « brisant des mots d amour entre leurs dents », la mystérieuse « Anna-la-Jubilante » et puis Rita, l'extravagante Rita, venue de l'Est... Arkansas, oeuvre sur la transmission de la création artistique comme ultime salut des âmes perdues, est le grand roman attendu par ceux qui ont salué, avec Mammifères, l'immense et singulier talent de Pierre Mérot.



“ Tous ces instants, murmura-t-il, toute cette masse d'instants... il lui sembla que chacun d'eux était un personnage. Oui, les instants de sa vie étaient des personnages désormais réunis sur une scène, de petits personnages enfantins et grassouillets qui lui souriaient. Il les connaissaient chacun par leur nom. Aucun n'était inférieur...
lire la suite de l'extrait