Enculée de Pierre Bisiou



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Stock  Année : 2008   Genres : essai érotique roman


La littérature par derrière La critique de flu Pierre Bisiou donne à son premier roman le titre le plus provoc de cette rentrée littéraire . En faisant l'apologie de la sodomie dans une prose toute délicate, Enculée s'inscrit dans la grande tradition érotique de la littérature... par derrière. | lire la suite


Éloge de l’amour et de la sodomie, Enculée est un roman indécent et doux.

« Tu me parles : “Crois-tu que je suis normale ? Tu sais je crois que je ne suis pas normale. Ce n’est pas sain d’aimer autant faire l’amour comme ça. J’aime ça plus encore que par la voie normale. C’est pas normal, dis ?” J’ai envie de te dire que je m’en fous. »

Les jeunes filles modernes n’ont rien perdu de leur grande fascination pour l’amour, bien au contraire, elles l’étendent à toutes pratiques généreuses en inversions, transgressions, passions coquines. Et celle-ci, l’amie du narrateur, n’y déroge pas qui, dans une nuit de tendresse, se donne à son amant par devant et par derrière en se faisant du bien. Mais pousser l’amour dans ses retranchements, c’est aussi prendre le risque de révéler une certaine aporie du charnel qui, sous la « philosophie dans le boudoir », laisse poindre la « fin d’une liaison ».

Arrangeant un vocabulaire sexuel, cru et réaliste, en phrases lentes promenées dans des paragraphes concis, se délassant de dialogues, Enculée fait de la pornographie un exercice grave et rêveur.