37,2° le matin de Philippe Djian



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : J'ai lu  Année : 1985   Genre : Roman


37°2 le matin - Philippe Djian La critique de Daniel de Almeida Adapté au cinéma par Jean-Jacques Beineix, 37°2 le matin va permettre à Philippe Djian de rencontrer le grand public. Le livre consacre aussi son style nerveux et sa forte propension à l'érotisme. | lire la suite


Betty était allongée sur le lit. Elle était tout habillée, elle me tournait le dos. [...] Putain de merde je me suis dit tout au fond de moi en la regardant respirer. Le silence ressemblait à une pluie de paillettes tombant sur une tartine de colle. On avait toujours pas échangé un mot.» Betty est entrée dans sa vie, valise en main, un matin, et elle était la plus belle. Pour elle, il était le plus grand écrivain de sa génération. C'est que Betty a des exigences de vie que l'écrivain sans éditeur s'essaie à combler. Sans répit, ils se lancent dans une histoire qui refuse toute médiocrité. Pourtant les galères s'enchaînent, à croire qu'il est des gens qui n'ont pas le bonheur facile. Alors, il faut l'arracher à la vie, ce bonheur, à s'en abîmer les ongles, à force d'être à fleur de peau.