Et tout le reste est littérature... ”
Né à Metz, Paul-Marie Verlaine passe une enfance heureuse. Sa famille s'installe à Paris où Verlaine est bientôt mis en pension à cause de son caractère difficile. Il découvre
Les fleurs du mal de
Baudelaire et décide de devenir poète. Il commence à se faire des amis dans le milieu littéraire et collabore au
Hanneton, journal satirique. Son premier recueil, les
Poèmes saturniens où il retrace ses amours malheureuses, paraît en 1866. En 1867, Verlaine fait la connaissance de Mathilde Mauté et, espèrant ainsi trouver une vie plus posée, il se fiance avec elle. Une fois marié, et sans doute pour s'éloigner de Mathilde, Verlaine s'engage dans la Garde Nationale. Là, il mène une vie désœuvrée et se remet à boire. Il commence à battre sa femme qui est enceinte. En 1871,
Arthur Rimbaud lui envoie des poèmes. Ils se rencontrent et Verlaine est séduit par le jeune poète. Verlaine et Rimbaud finissent par s'enfuir ensemble. Mais leur relation est tumultueuse et, un jour de violente dispute, Verlaine finit par tirer deux coups de revolver sur son ami. Il est arrêté et condamné à 2 ans de prison. Là, il est pris d'une ferveur nouvelle pour la religion catholique qui lui inspirera les poèmes de
Sagesse. Après la mort de sa mère, et alors qu'il est divorcé, Verlaine, seul et sans ressources, connaît une existence précaire. Son talent commence à être reconnu dans le cercle des symbolistes avec la publication des
Poètes maudits. De 1889 à sa mort, il va errer, malade, d'hôpital en hôpital.