Fils d'un ingénieur du système ferroviaire français, Paul Nizan passera son enfance dans de nombreuses villes françaises.
Au lycée Henri IV, à Paris, il se lie d'amitié avec son camarade
Jean-Paul Sartre qui le suivra en khâgne à Louis-le-Grand. Il devient le précepteur du fils d'un négociant à Aden, et en 1927, adhère au parti communiste et épouse Henriette Alphen, qui lui donnera deux enfants.
La publication de
Aden Arabie en 1931 lui ouvre les portes du milieu intellectuel français. En 1932, professeur de philosophie à Bourg-en-Bresse, il se présente en tant que candidat communiste aux élections législatives dans l'Ain. Il publie la même année
Les Chiens de garde, où il s'oppose à la philosophie idéaliste et à l'un de ses maîtres,
Henri Bergson. En 1934, il passe un an en U.R.S.S. avec son épouse.
Jusqu'en 1939, il écrira un grand nombre d'articles dans des publications proches du parti communiste français. En 1938, son roman,
La conspiration, remporte le
prix Interallié. Le pacte germano-soviétique signe la fin de son allégeance au parti communiste : il s'en retire le 25 septembre 1939.
Mobilisé, il périt en 1940 lors de l'offensive nazie sur Dunkerque. Il faudra attendre les années soixante, et la réédition de
Aden Arabie avec une préface de son ami
Jean-Paul Sartre pour qu'il ressorte de l'oubli.