«[...] dans l'état amoureux et dans l'amour se manifeste une bonne dose de bêtise. Je recommande, en la matière, la lecture des lettres d'amour qu'on a soi-même écrites voilà vingt ou trente ans. Le rouge vous monte au front à la lecture de documents qui ne sont qu'un fatras de sottise, de prétention, de suffisance et d'aveuglement : contenu trivial, style consternant. »
Patrick Süskind étudie l'histoire et la littérature à Munich et à Aix en Provence. Auteur de l’après-guerre, il devient scénariste à la télévision, puis au théâtre. Sa première pièce à un personnage :
La Contrebasse, est représentée pour la première fois à Munich en 1981, elle sera publiée en 1984. Cette œuvre est jouée régulièrement depuis sa création en Allemagne. Elle a été reprise plus tard par
Jacques Villeret, qui la rendra célèbre en France.
En 1986, son premier roman,
Le Parfum, lui vaut un succès exceptionnel en Europe et à travers le monde. Il a été traduit en 45 langues, vendu à 150 millions d'exemplaires. C’est l’histoire d’un meurtrier du XVIIIème siècle, Jean-Baptiste Grenouille, qui se met à la création de parfum grâce à son odorat très développé. Cette faculté est pour lui la seule « source de jouissance » notamment auprès des femmes vierges.
Patrick Süskind publie ensuite
Le Pigeon (1987), ainsi qu’une nouvelle intitulée
L'Histoire de Monsieur Sommer, en 1991. Il a également publié, en France, en 1996, un recueil de quatre nouvelles :
Un Combat et autres récits. La personnalité de Patrick Süskind reste mystérieuse. Il n’a presque jamais paru en public et a refusé de nombreux prix.
Le parfum a fait l'objet d'une adaptation pour le grand écran en 2006 (
Le parfum, histoire d'un meurtrier).