Poids léger de Olivier Adam



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Editions de l'Olivier  Année : 2002   Genre : Roman



Antoine vit dans la banlieue d’une grande ville, près de la gare. Son regard se perd dans la grisaille qui l’entoure : un réseau de poteaux et de fils, des passagers anonymes qui se pressent sous la pluie. Sa vie ne tient pas à grand-chose : le deuil des autres comme travail (il est employé dans une entreprise de pompes funèbres), des souvenirs d’enfance (et surtout l’amour nostalgique pour sa sœur) qui donnent quelques couleurs de son existence, et la boxe pour exutoire de sa colère et de son malaise. Et être, un jour, enfin, un “gagnant”. En attendant la gloire incertaine du ring, il multiplie les échecs et les coups. Affectifs : il ne supporte pas le mariage de sa sœur, ne parvient pas à se faire accepter par la famille de Su, la jeune Chinoise dont il est amoureux. Professionnels : ses retards répétés finissent par le mener dans le bureau de son chef, qu’il menace d’un cutter. Sportifs : trop de cuites, pas assez d’entraînement lui font perdre pied, match après match. Il ne semble pas avoir la moindre prise sur son existence, tout le pousse à une fuite en avant qui va lui coûter cher : la liberté. Les personnages d’Olivier Adam ne s’interrogent pas, la trajectoire de leur vie ressemble à un assemblage chaotique de lignes brisées. L’auteur explore ici à nouveau ses thèmes de prédilection : la disparition, la fuite, les ruptures. Ses phrases simples, précises, sont parfaitement sensibles : tout y sonne juste.
Antoine vit dans la banlieue d'une grande ville. Il travaille dans les pompes funèbres, vit de ses souvenirs d'enfance, et le soir fait de la boxe. Il attend un jour d'être un gagnant. Mais il multiplie les échecs et les coups, tout lui échappe et le pousse à une fuite en avant... La vie n'est pas un ring. S'il n'y prend pas garde, Antoine risque de tout perdre : son travail, ses amours. Et sa liberté.



“ Chapitre 1 Un coup de latte, un baiser Ce matin, j'ai couru comme presque chaque matin. À mon réveil, des gens se massaient sous l'abri, je les ai regardés, ils se pressaient sous le toit prune et les RER grinçaient plus qu'à l'accoutumée je crois. J'ai quitté l'appartement après la pluie et les trottoirs...
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