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Titre original : Hundehoved Editeur : Gallimard Année : 2008 Genre : roman
Folie pas furieuse La critique de flu Tête de Chien de Morten Ramsland nous arrive tout droit du Danemark où il a remporté à sa sortie en 2005 un vif succès public et critique, remportant plusieurs grands prix littéraires et recevant l'honneur d'une traduction dans une vingtaine de langues. Est-il à... | lire la suite
"Nous, on aimerait vraiment savoir comment il a survécu, pour être franc, on aimerait vachement le savoir. On voudrait savoir comment il s'en est sorti, ce qui explique que moi, le plus jeune, et ma soeur Stinne, l'aînée, nous sommes venus au monde. Mais Grand-Père se referme comme une huître et descend du schnaps. Il refuse de raconter ce que les Allemands lui ont fait.
"La peste ou le choléra", dit-il à la place".
Asger Eriksson finira par savoir comment son grand-père Askild a traversé la guerre, et comment il a séduit sa grand-mère Bjork, malgré l'opposition des parents de la jeune fille, riches armateurs à Bergen, en Norvège. Il nous parlera des boîtes de conserve de Bjork, remplies de l'air de sa ville natale, dont elle aura besoin une fois loin de chez elle, et des grandes oreilles de son propre père Niels qui lui permettent d'entendre des choses inouïes...
Des années trente à nos jours, son récit embrasse les bonheurs et les malheurs d'une famille comptant plus d'un personnage loufoque en son sein, et entraîne le lecteur dans une saga étourdissante.
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dubbleacet
le 26 Janvier 2009 à 13:17
Je n'étais jamais venu sur votre site, et je dois dire que je ne suis pas déçu, tant la note postée pour "Tête de chien" me donne des frissons et des sueurs froides. Je sais bien que toute lecture est subjective, et que de mon "Bergen" à moi, je suis sûrement au niveau des "ploucs du Nordland" pour l'érudit qui a lu beaucoup et qui se permet une critique référencée. Ce ne sera pas mon cas. Je n'ai rien à opposer au chroniqueur pour lui dire qu'il a tort, et d'ailleurs, je ne me le permettrai pas. Mais Diue que cette vision du livre me paraît étriquée là où je n'ai ressenti que vagues entières de mélancolie, effleurement du tragiquer par l'absurde et finalement le récit d'une famille ordinaire déformée par le prisme de la plume du narrateur. Il faut sans doute être provincial pour comprendre, ne pas être abonné aux magasines qui sabrent unanimement ce qui est populaire et se laisser étourdir par les surnoms que l'on donne' dans le Nordland, la Bretagne ou ailleurs. Mais pas à Paris dans les manuels chics de la critique pure qui oublie émotion et raison dans le même sac. Steven |
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