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Le football, religion laïque en quête d’un nouveau dieu. ”
Lorsque Manuel Vázquez Montalbán nait dans le Barrio Chino (quartier populaire de Barcelone qu’il décrira à de nombreuses reprises dans ses œuvres), son père est emprisonné dans les geôles franquistes pour raison politique. Montalbán fait des études de philosophie et de littérature dans sa ville natale, et sort diplômé de l’Ecole de journalisme. Il devient activiste anti-franquiste, et en 1962, se voit condamné à trois ans de prison par la dictature en place.
Il met à profit cette période pour se lancer pleinement dans le métier d’écrivain, et compose romans, nouvelles et poésies.
S’il fait une première apparition dans J’ai tué Kennedy, c’est véritablement en 1972, dans Tatouage, que Pepe Carvalho, le personnage récurrent de Montalbán, est mis sur le devant de la scène. Les aventures de cet anti-héros, détective privé et fin gastronome, feront la popularité de l’écrivain : au total, une vingtaine de romans, traduit dans plus de vingt-deux langues, souvent sans véritable dénouement au sens traditionnel, et émaillés de recettes aussi appétissantes qu’intelligemment écrites.
L’engagement politique de Montalbán ne se limita évidemment pas qu’à la période franquiste. Il est également l’auteur de plusieurs essais sur la société espagnole, et collaborait fréquemment à des journaux tels que El Pais.
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