Le plus court chemin
De nous-mêmes
A nous-mêmes
Est l'univers. ”
Malcolm de Chazal est né à Vacoas, à l’Île Maurice, en 1902. Ses ascendants, installés sur l’île depuis le XVIIIe siècle, comptent parmi eux François de Chazal de la Genesté, rosicrucien disciple de Swedenborg – une des influences majeures de la pensée chazalienne. À seize ans, il part étudier les techniques de l’industrie sucrière aux États-Unis. Il travaille ensuite quelques temps à Cuba et séjourne en France avant de revenir, en 1925, à Maurice où il trouve un emploi dans les télécommunications jusqu’en 1957.
Poète, philosophe, chroniqueur, également peintre, considéré comme un génie par certains, comme un illuminé farfelu par d’autres, Malcolm de Chazal est une figure de l’Île Maurice, laquelle est un personnage clé de son œuvre (Cf.
Petrusmok, récit mythique de quelque 500 pages). Outre des ouvrages d’économie politique, il écrit de nombreux poèmes – sortes de haïkus d’une luminosité fulgurante –, des aphorismes – les
Pensées – et des pièces de théâtre, tous publiés à Port-Louis dans les années 30 et 40. C’est avec
Sens Plastique, qui paraît chez Gallimard en 1948, que Chazal se fait connaître en métropole, notamment auprès d’
André Breton (qui voit en lui un surréaliste génial),
Jean Paulhan,
Georges Bataille,
Francis Ponge,
Jean Dubuffet,
Georges Braque… Suivra l’année suivante la publication de
La Vie filtrée, toujours chez Gallimard. Après quoi Chazal recommence à publier ses livres à Maurice, à compte d’auteur, se faisant peu à peu oublier. Dans les années 80 et 90, l’éditeur Patrice Thierry à L’Éther Vague commencera d’exhumer quelques-uns de ses plus beaux textes.
Toute son œuvre est empreinte de mysticisme et de ce qu’il nomme "l’unisme", approche à la fois poétique, picturale, morale et philosophique du monde et de la matière, qui prend sa source dans sa lecture de la Bible et sa pensée visionnaire.