Marie-Madeleine Pioche de la Vergne, comtesse de La Fayette, est plus connue sous le nom de Madame de La Fayette. Elle naît à Paris en 1634 et appartient à la petite noblesse française. Son père, Marc Pioche de la Vergne, meurt quand elle a quinze ans. Sa mère se remarie alors avec le chevalier Renaud de Sévigné, l’oncle de la
Marquise de Sévigné. La marquise de Sévigné et madame de La Fayette resteront amies leur vie durant. Devenue dame d’honneur de la reine Anne d’Autriche, madame de La Fayette se retrouve au cœur des intrigues de la Cour. Elle acquiert une éducation littéraire avec Ménage qui lui enseigne l’italien et le latin, et l’introduit dans les salons littéraires en vogue de Catherine de Rambouillet, de la marquise du Plessis-Bellière et de Madeleine de Scudéry.
En 1655, elle a 21 ans et épouse le comte de La Fayette, un homme de dix-huit ans son aîné, dont elle aura deux fils. Ce mariage arrangé par sa mère lui vaut une vie sans tumulte. Les époux adopteront un mode de vie qui les satisfera tous les deux : elle fréquentera les salons parisiens, tandis que le comte restera sur ses terres d'Auvergne. Madame de La Fayette se lie d'amitié avec Henriette d'Angleterre, la future duchesse d'Orléans. Cette amitié lui vaudra de pénétrer dans les cercles les plus intimes de la royauté. En 1662, madame de La Fayerre fait paraître anonymement
La Princesse de Montpensier. En 1655, elle noue une relation d'amitié avec
La Rochefoucauld, l’auteur des
Maximes. Leur relation durera jusqu'à la mort de La Rochefoucauld, en 1680. Grâce à ce dernier, madame de la Fayette rencontre Racine, Corneille, Boileau et beaucoup d'autres. Elle dira de lui : « M. de La Rochefoucauld m’a donné de l’esprit, mais j’ai réformé son cœur. »
Le roman le plus célèbre de madame de La Fayette est
La Princesse de Clèves, édité anonymement pour la première fois en mars 1678. A la jonction du courant précieux et du courant tragique, il met en avant, à travers les amours malheureuses de la princesse de Clèves, la disjonction entre être et paraître caractéristique de la cour de Louis XIV. Cette œuvre, dont le succès ne s’est jamais démenti, passe pour être le premier véritable roman français et un prototype du roman psychologique