Couronnes, boucliers, armures de Louise Desbrusses



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : POL  Année : 2007   Genre : Roman



Les Deux Sœurs savent ce qui compte. Les Deux Sœurs savent ce qu'il faut. Les Deux Sœurs savent qu'il faut toujours être mieux que les autres, au-dessus, sinon on est moins bien. Tôt elles l'ont appris. Pour l'Aînée qui jamais n'aime rien laisser au hasard, la tâche est ardue tous les jours. Elle l'est ce matin plus encore s'il se peut. Pour l'Aînée. La Seconde, elle, tente aujourd'hui de relever un nouveau défi.
On aura reconnu dans ce bref résumé le style inimitable de Louise Desbrusses dont voici le deuxième roman. Il raconte une journée dans la vie de trois femmes, une mère et ses deux filles. Une journée particulière en ceci qu'elles se rendent à une réunion familiale où elles se sont fait l'obligation de tenir ce qu'elles croient être leur rang et de marquer en même temps que leur supériorité leur différence vis à vis d'une parentèle qui, pour d'obscures raisons serait censée les mépriser. Une journée particulière aussi parce que "la Seconde" va en saisir l'occasion pour se libérer du carcan sous laquelle la maintiennent mère et soeur.
La manière d'écrire de Louise Desbrusses, incisive, précise et en même temps riche d'allusions et de sous-entendus qui irrésistiblement évoquent et fouillent pour son lecteur des situations quasiment archétypales (le couple dans L'Argent, l'urgence, l'oppression familiale ici) montre encore une fois non seulement son originalité mais aussi sa redoutable efficacité : on suit avec angoisse la description d'un enfer psychologique et social qui n'est pas sans évoquer des expériences communes, puis avec bonheur la libération d'une des victimes de cet enfer. Et cela avec un humour tout entier fait d'une très belle intelligence des rapports humains, de force comme psychologiques.


jacote (invité)  le 11 Février 2008 à 13:27  

surprenant, ça il l'est, j'ai essayé de tenir bon, mais le style, la façon de raconter, je n'ai pas pu aller au bout. Trop de redit, l'autre, l'ainée pourquoi ne pas leur donner un nom. Désolé

cissoufp (invité)  le 16 Décembre 2007 à 14:16  

Surprenant par son style...c'est un livre qu'on ne peut plus lâcher..j'en ai fait l'expérience!