Guignol’s band fut publié à la hâte, quelques jours avant la libération effective de l’ensemble du territoire français.
Louis Ferdinand Céline l’avoue lui-même dans la préface de la première édition. Il redoutait en effet des représailles à la libération, compte tenu de ses prises de position outrageusement antisémites durant la guerre, ce qui expliquerait la parution en deux tomes de « Guignol’s Band » («
Le Pont de Londres : Guignol's band 2 » ne sera publié qu’à titre posthume).
La radicalisation du style de Céline, initiée dès son deuxième roman
Mort à crédit, se poursuit dans « Guignol’s Band ». L’originalité de cette œuvre est sans aucun doute son ton : c’est sans aucun doute la plus burlesque de tout le corpus célinien.
Céline y fait, comme c’était son habitude, la peinture d’une humanité souvent laide et vaine, mais à laquelle le narrateur ne peut s’empêcher de se mêler, pour le meilleur, et plus souvent pour le pire.
Le 24 January 2008