« Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page. »
Biographie de Lamartine
Alphonse de Lamartine passe son enfance dans le château de Milly, demeure de sa famille paternelle. Après des études au collège jésuite de Belley, il se met à voyager, comme tout bon romantique qui se respecte, et plus particulièrement en Italie. A la chute de l'Empire, il rejoint la garde du corps de Louis XVIII, où il tentera de tromper son ennui par l'écriture. Quittant son service à la seconde Restauration, il mène une vie oisive avant de publier, en 1820, les Méditations Poétiques : ce premier succès littéraire (vendu à près de 45 000 exemplaires en quatre ans !), est l'une des premières sources du romantisme français.
Suit une décennie de faste et de reconnaissance durant laquelle il se mariera, écrira de nombreux autres succès, recevra la Légion d'honneur, sera élu à l'Académie française et voyagera en Orient (expérience dont il tirera son livre éponyme, qui paraîtra en 1835). Révolté contre les injustices du monde (il composera en 1830 un poème au titre éloquent : « Contre la peine de mort »), il va s'engager plus franchement dans la politique à la suite de la mort de sa fille en 1832. Il est nommé député en 1833 et multiplie les interventions à la Chambre, où il brille tant par son refus de l'esprit de chapelle que par sa haute idée d'un idéal chrétien libéral et social.
Après son Voyage en Orient, il publie consécutivement Jocelyn (1836), La chute d'un ange (1838) et les Recueillements poétiques (1839), avant de se lancer dans l'histoire, qu'il passera au crible de sa subjectivité romantique dans ses Girondins (1846).
Pleinement engagé dans l'opposition à Louis Philippe, il participe activement à la Révolution de 1848, ce qui lui vaut d'être nommé ministre des affaires étrangères. Mais le coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851 met une fin définitive à sa carrière politique. Pour des raisons financières autant que par dépit, Lamartine se réfugie dans l'écriture. Criblé de dettes, il compose des œuvres d'importance (les Confidences (1849), Geneviève (1851), le Tailleur de pierre de Saint-Point (1851), Graziella (1852), Cours familiers de littérature (1856)), et un grand nombre d'ouvrages alimentaires.
Il meurt à Paris en 1869 des suites d'une seconde crise d'apoplexie, dans une indifférence quasi complète.
Play - Alicia Scherson
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