Le vrai Canard de Karl Laske



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Stock  Année : 2008   Genre : enquête


Sous les plumes du Canard La critique de flu Sur le même mode que La face cachée du Monde , les auteurs du Vrai Canard , Karl Laske et Laurent Valdiguié, sont allés enquêter sur les dessous de l'autre monument de la presse française, le presque centenaire Canard Enchaîné . Un ouvrage qui tente de démontrer que l'hebdomadaire de référence... | lire la suite


Attention : terrain délicat, mouvant, piégé, passionnel, passionnant. Il était une fois un journal satirique paraissant le mercredi qui écornait tous les pouvoirs, séculiers et réguliers, qui n’était lié à aucun parti, ne dépendait d’aucun budget publicitaire, et n’avait d’autre souci que railler, en un temps d’ordre et de censure. Sous la guerre d’Algérie, Le Canard enchaîné fut un des lieux de résistance, notamment de protestation contre la torture. On l’achetait pour rire, pour lire les délicieuses chroniques de la Cour, pour s’assurer qu’en France les libertés publiques n’étaient pas mortes. Au tournant des années 1970, le journal change complètement. D’équipe, de projet, de nature. Il soutient expressément les socialistes qui vont accéder au pouvoir. Et surtout, il se mue en journal d’investigation et d’influence. Les vingt-cinq permanents (les mieux payés de la profession) s’entourent d’une armée de collaborateurs de l’ombre cela va des amis politiques aux agents secrets, de la garde rapprochée de Mitterrand à Jean Montaldo, des juges aux justiciables.
 
Un journal d’influence, cela veut dire un journal qui influence et un journal qui est influencé. On sait aujourd’hui que l’affaire des diamants de Bokassa fut un coup monté par les gaullistes contre Giscard, que les micros clandestinement posés au Canard ne furent pas, comme l’écrivit le journal, découverts par hasard, que la feuille d’impôts qui coûta sa carrière à Jacques Chaban-Delmas n’est pas sortie de nulle part. On sait que le dossier Papon fut fouillé de près, à bon droit, mais que le dossier Bousquet ami de Mitterrand fut opportunément refermé. On flaire que Boulin à droite, Bérégovoy à gauche, tous deux suicidés, furent indirectement flingués par des amis qui leur voulaient du bien. C’est cette saga que racontera le livre. Avec minutie et sans hargne aucune. Le Canard, les auteurs l’aiment bien.

Mais, puisqu’il fait la morale à tout le monde, il est temps qu’à son tour il devienne objet d’une investigation rigoureuse.


marafal  le 13 Janvier 2009 à 18:37  

nul!

nasreddinhodja  le 15 Décembre 2008 à 15:56  

Qu'on cesse de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! D'abord, il faut coûte que coûte accrocher le chaland. Certaines pratiques d'infiltration, de délation et de manquements à la "déontologie" sont bien plus courantes qu'on ne le pense - le pire étant qu'elles sont presque "indispensables". Ensuite, qu'y a t'il dans le Canard Enchaîné ? A part quelques articles de fond (éditorial, articles des pages 3 et 4) eh bien, principalement des ragots et autres bruits de couloir (page 2). Quant aux critiques littéraires ou artistiques, elles ne valent pas un pet de lapin. Malgré tout , citez-nous donc UN SEUL journal qui soit libre de toute publicité et dont le ton soit aussi corrosif sans être franchement vulgaire...




“ La page d'eux, ou le journal de Nicolas S. Force est de constater qu'avec la présidence Sarkozy Le Canard est en dessous de la main. (...) "Est-ce qu'il y a des gens séduits par Sarko? C'est possible", explique le journaliste Claude Roire. Selon ce dernier, Nicolas Brimo, administrateur délégué du journal, a eu de...
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