L'homme ne parait sûr de lui qu'en ces activités qui ne le concernent pas à fond: le jeu, la conquête, les laborieux échafaudages historiques à bases éthiques, ou lorsqu'il règle son compte au mystère central par le truchement d'une quelconque révélation. ”
Julio Cortázar naît à Bruxelles le premier jour des bombardements nazis. Son père, consul argentin, quitte la Belgique avec sa famille, tout d’abord pour la Suisse, puis l’Espagne (Barcelone), et enfin l’Argentine. C’est là qu’il abandonne femme et enfant. Cortázar sera élevé par sa mère ainsi que par sa grand-mère, qui aura une grande influence sur lui.
A la fin de ses études, il devient professeur de littérature française à l’Université de Cuyo
Opposé à la dictature de Perón, il s’exile en 1951 en France, pays qu’il ne quittera plus. Il travaille en tant que traducteur pour l’UNESCO et écrit
Marelle, l’un de ses ouvrages les plus populaires. L’absence du père et l’identité multiple de Cortázar, exilé et citoyen du monde, a abondamment nourri son écriture.
Très engagé politiquement, il soutiendra la révolution cubaine et le mouvement sandiniste au Nicaragua. Trois ans avant sa mort, il est naturalisé français en même temps que
Milan Kundera par
François Mitterrand au cours d’une cérémonie officielle et chargée de sens.