Joris-Karl Huysmans



Joris-Karl Huysmans Nationalité : française
Naissance : 05 février 1848 à Paris
Mort le : 12 mai 1907

Métier : écrivain
Originaire des Pays-Bas, le romancier et critique d'art Joris-Karl Huysmans (francisé par l'état civil français en Georges-Charles Huysmans) naît le 5 février 1848 à Paris. Descendant d'une lignée de peintres, il reprend la formation hollandaise de son prénom pour la publication de son premier ouvrage. Il n'a que huit ans lorsque son père décède. Sa mère se remarie avec un homme d'affaires protestant, Jules Og.
L'enfant vivra ce remariage comme une humiliation. Fonctionnaire à Paris pendant trente-deux ans, Huysmans mène une vie monotone de célibat, à l'image de son personnage d' À vau-l'eau, Jean Folantin. Il se convertit au catholicisme en 1891 et se met à étudier les arts sacrés. Il recevra même l'oblature en 1900 avant de mourir d'un cancer de la gorge, le 12 mai 1907. Il repose au cimetière Montparnasse, à Paris.
 

L'écrivain naturaliste
J-K Huysmans publie un recueil de poésie Le Drageoir à épices en 1874, réédité sous le nom Le drageoir aux épices à compte d'auteur. Son premier roman intitulé Marthe, histoire d'une fille, paraît deux ans plus tard. En 1979, il publie Les Sœurs Vatard, puis un recueil collectif, Les Soirées de Médan, qui est considéré comme un manifeste du naturalisme, en 1989. Cet ouvrage comprend la nouvelle Sac au dos.

 

L'écrivain est par ailleurs l'ami d'Emile Zola, dont il prend volontiers la défense dans un article sur Degas, Monet, Pissarro, Odilon Redon). Critique d'art, il prend leur défense dans L'Art moderne en 1883.

 

L'écrivain de la décadence
En 1884 paraît A rebours qui marque une rupture définitive avec le naturalisme. Après cette publication, Huysmans se brouille d'ailleurs avec Zola. Des Esseintes, le héros du roman, est devenu le symbole de la décadence fin de siècle. Dernier représentant d'un lignage aristocratique sur le déclin, ce personnage va se couper volontairement du monde extérieur et des hommes pour s'enfermer dans une « thébaïde raffinée » où il s'adonne à des plaisirs rares (les fleurs exotiques d'une grande beauté, sertir de pierres précieuses la carapace-bijou d'une tortue, etc.).

 

 

La formule qu'il applique est une perversion de la nature, c'est à dire une transformation totale en une nature factice ou, à contrario, son imitation parfaite. Le roman est aussi l'objet d'une expérience de la névrose. L'auteur en sort bouleversé.

La conversion au catholicisme

« Après un tel livre, il ne reste plus à l'auteur qu'à choisir entre la bouche d'un pistolet ou les pieds de la croix », écrira Barbey d'Aurevilly à propos d' À rebours. Pour Huysmans, ce sera la croix. Après une vague incursion en direction du satanisme dans Là-bas en 1891, La Cathédrale (1898) et L'Oblat (1903), il convertit le héros d'En route (1895), Durtal, aux charmes de l'art chrétien (peintures, chants grégoriens).

 

L‘auteur cherche à « atteindre les en deçà et les après » L'auteur lui-même effectue des séjours dans des monastères. Son parcours littéraire est spirituel. L'écrivain a beaucoup évolué, passant d'un mysticisme extrême à un catholicisme éthéré.

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