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Quand un vrai génie apparaît dans ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. Jonathan Swift (citation mise en exergue de La Conjuration des imbéciles)
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John Kennedy Toole enseigne dans plusieurs universités américaines avant d’être appelé par l’armée en 1961, qui l’envoie à Porto Rico. Il y poursuit son rôle de professeur auprès des recrues et commence l’écriture de son roman, La Conjuration des imbéciles. De retour à la Nouvelle-Orléans, deux ans après, il tente de le faire publier. Il est profondément affecté par les refus successifs des éditeurs auxquels il le soumet : sa santé se détériore rapidement et, le 26 mars 1969, il se donne la mort. Il n’a alors que trente-deux ans.
Après son suicide, sa mère, persuadée – à raison – que ce roman est un chef-d’œuvre, essaie à son tour de le faire éditer. C’est l’écrivain Walker Percy à qui elle le fait lire qui, finalement, saura convaincre un éditeur. La Conjuration des imbéciles est publié en 1980 et connaît très vite un succès considérable. Éblouissant et hilarant, ce roman, critique acerbe de l’Amérique des années 60, sera vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires et traduit en dix-huit langues. John Kennedy Toole reçoit l’année suivante, à titre posthume, le prix Pulitzer de la fiction.
Suite à ce succès, c’est au tour de son premier roman, La Bible de néon, livre écrit alors qu’il n’avait que seize ans, d’être publié en 1989. Il est adapté au cinéma par Terence Davies en 1995.
Le désastre en héritage
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