Autoportrait (à l'étranger) de Jean-Philippe Toussaint



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Après le fameux « rire voltairien », il serait temps, enfin, de parler du « sourire de Jean-Philippe Toussaint ». Peut-on nommer autrement cette façon de voir le monde sous l’angle d’une affectueuse dérision ? Dans ce récit, il est bien question du monde, au demeurant. En sa qualité d’ « homme de lettres », l’auteur, aux frais de la princesse, a parcouru le monde sous le douteux prétexte de faire des conférences. Il en a rapporté quelques impressions de voyage où le pittoresque le dispute au … pittoresque. Il n’est point question, pourtant, d’étudier les mœurs « étranges » des indigènes, si Toussaint joue au persan, c’est avec ce qui nous est, finalement, le plus familier – tout comme Montesquieu. Le plus singulier, c’est de constater que les « étrangers » nous sont si semblables et que nos « semblables », à l’étranger, n’ont toujours pas changé. A méditer. (Cela ne doit pas pour autant vous empêcher de sourire). SB
Le 24 January 2008