Chères toxines de Jean-Paul Jody



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Seuil  Année : 2008   Genre : Roman


Ne pas avaler La critique de flu Dans son dernier ouvrage, Jean-Paul Jody retrouve un genre qu'il maîtrise désormais : le docu-fiction. L'intrigue de Chères toxines se déroule dans une station balnéaire, parmi une assemblée de cadres dirigeants débarqués là pour un stage intensif : mais en dépit de ses nombreux rebondissements... | lire la suite


Sous les pilules, la plage

Santaz est un laboratoire pharmaceutique français qui s'apprête à deux choses :

1) se faire racheter par le groupe australien Planchett Ltd, preuve d'une plutôt bonne place dans le landernau mondial des fabricants de pilules, mais d'une faiblesse économique ne le mettant pas à l'abri des OPA agressives de ses concurrents

2) sortir le Zépam, un petit miracle médicamenté, preuve que l'entreprise a encore quelques cartes dans sa manche, une en tout cas, qui devrait devenir un blockbuster ou entraîner dans sa chute la totalité de la société.

Sous ces auspices moyens, mais afin de concentrer et de remotiver l'esprit d'équipe de son laboratoire, M. Lagabarre, Président Directeur Général de Santaz, a décidé d'embarquer les forces vives de sa boîte pour un séjour restructurant sous le soleil de Pattaya, station balnéaire thaïlandaise. Entre les palmiers et les bungalows de l'hôtel cinq étoiles exclusivement réservé aux membres actifs de Santaz, doivent se dérouler les sept journées annuelles de stage intensif, destinées à remettre en formes les cadres dirigeants.

Au programme donc : réunions, colloques, jeux de rôles, tout ça entrelardé de tourisme, de farniente et de dragouilles plus ou moins tarifées. Et point d'orgue du séjour : la nomination du nouveau Directeur Général et le lancement des premières formations sur le Zépam. Ce qui va se jouer à Pattaya n'aura rien d'une joyeuse colonie de vacances, tout juste les participants auront-ils le plaisir de goûter à un safari dont ils se seraient bien passés : visite en réseau fermé des grands fauves qui peuplent l'organigramme de Santaz.


chantal (invité)  le 02 Août 2008 à 14:27  

en tant que ex visiteuse médicale j'ai adoré et je fais la pub pour ce roman ; on s'y croirait tellement et c'est tellement bien documenté que je croyais que l'auteur avait fait partie des labos pharmaceutiques Excellent ey Hélas très vrai § Seuls petite erreur, dans les séminaires ,du moins à ma connaissances les conjoints officiels des "chefs "et autres n'étaient jamais conviés