Jean Hatzfeld



On pensait qu'on ne pourrait pas éviter la guerre, qu'elle se terminerait et qu'il se serait passé quelque chose dans notre vie. Moi, je ne me suis jamais réjouie mais pas désespérée non plus. Je voyais ça arriver comme une sorte de nettoyage de printemps, un peu violent. Au début, beaucoup de gens étaient contents de ranger tous leurs ennuis dans le tiroir, comme des sous-vêtements usés.
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