Jeunes cadres sans tête de Jean Grégor



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Mercure de France  Année : 2003   Genre : Roman



Ainsi, et pour les mêmes raisons, rares furent les discussions sur ces têtes qui tombaient. C'était un. sujet tabou dans la société. Rencontrer un collègue qui avait perdu, sa tête n'avait pas ce pouvoir émotionnel qu'il aurait eu dans un autre contexte. On le plaignait, certes, on s'enquérait des circonstances dans lesquelles cela. s'était produit, puis le téléphone sonnait, et on se remettait au travail. S'en étonner aurait été le début d'une démarche séditieuse, dont on connaissait l'issue, si bien que, ne voulant pas rajouter d'autres soucis à ses propres soucis, c'est dans l'indifférence généralisée que les salariés perdaient un à un leur tête