Jean Giraudoux



Jean Giraudoux Nationalité : française
Naissance : 29 octobre 1882
Mort le : 31 janvier 1944

Métier : écrivain
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Jean Giraudoux naît à Bellac (Limousin) le 29 octobre 1982 dans une famille modeste. Son père, Léger Giraudoux, est employé des Ponts et chaussées. Après un bac de philosophie, Giraudoux fait des études brillantes et nourrit une passion pour la culture allemande, la diplomatie et les lettres. Il est reçu à l'Ecole normale supérieure de Paris, puis fait son service militaire au 98e régiment d'infanterie. Il obtient le grade de caporal en 1903 et une licence de lettres avec mention « bien » à la Sorbonne l'année suivante. Son sujet de mémoire portait sur Ronsard et ses Odes pindariques.

 

Les voyages
Giraudoux profite d'une bourse pour poursuivre ses études en Allemagne,à l'université de Munich. Il part ensuite pour la Serbie, puis l'Autriche-Hongrie, l'Italie et les Etats-Unis, à l'université d'Harvard en mars 1908. De retour en France, il intègre la rédaction du Matin. Il publie son premier roman et se fait remarquer par André Gide. En 1910, il est reçu premier au concours des chancelleries et intègre le ministère des Affaires étrangères. Giraudoux devient attaché au bureau d'étude de la presse étrangère en 1912, puis vice-consul de 3e classe. Il entame une relation avec Suzanne Boland. En 1914, il participe à la bataille de la Marne, où il sera blessé à deux reprises. L'année suivante, il fait les Dardanelles et obtient la Légion d'honneur. Une mission l'envoie à nouveau aux Etats-Unis en 1917.


Démobilisé en 1919, il prend la direction du service des œuvres françaises à l'étranger, puis du service de l'information et de la presse au Quai d'Orsay. Son fils, Jean-Pierre, naît la même année. Il épousera sa mère (Suzanne Boland) en 1921, mais divorce l'année suivante. Giraudoux va ensuite passer sept ans en Turquie, à la disposition de la Commission d'évaluation des dommages alliés. Il dispose alors de temps libre, qu'il utilise pour rédiger des pièces de théâtre.


L'entre-deux guerres
En 1934, nommé inspecteur général des postes diplomatiques et consulaires, il assiste à la montée des tensions politiques en Europe et aux manèges de politiciens. Deux ans plus tard, on lui propose de diriger la Comédie-Française, mais Giraudoux refuse le poste. L'écrivain s'engage en politique. Il est nommé commissaire général à l'information par Edouard Daladier en juillet 1939. Giraudoux se prononce contre la guerre hitlérienne. S'appuyant sur le modèle américain, il prône une politique d'immigration enrichie par les échanges culturels. L'année suivante, en pleine débâcle, il suit le gouvernement dans son déménagement à Bordeaux, puis s'installe à Vichy près de sa mère.

 

Durant l'Occupation, il ne soutient plus Pétain. Son fils s'engage dans les Forces Françaises libres. Sommé de quitter le territoire français, Giraudoux refuse. Il devient directeur littéraire pour Gaumont et participe à l'adaptation d'ouvrages au cinéma, comme La Duchesse de Langeais d'Honoré de Balzac ou les Anges du péché pour Robert Bresson. Sa mère meurt en 1943. Giraudoux décèdera l'année suivante, le 31 janvier 1944. Après sa mort, une rumeur court que l'écrivain se serait fait empoisonner par la Gestapo. Louis Aragon reprend cet argument dans Ce soir. La question de sa mort reste suspicieuse aux yeux de certains, tandis que d'autres accusent l'écrivain d'avoir été antisémite. Jacques Body, son biographe, le défend de ses accusations. L'auteur repose au cimetière de Passy, à Paris.


Un écrivain ancré dans son temps

Le premier roman de Giraudoux, Provinciales, paraît en 1909. Puis ses romans se succèdent : Simon le Pathétique (1918), Elpénor (1920), Suzanne et le pacifique (1920), Siegfried et le Limousin (1921), Bella (1926).


C'est la rencontre avec Louis Jouvet qui le pousse à écrire du théâtre. Il adapte son roman Siegfried et le Limousin pour la scène, ce qui donnera Siegfried (1928). La collaboration Jouvet-Giraudoux va durer dix ans. Le fruit de cette union sera une suite de pièces, une douzaine au total, qui feront la notoriété de l'auteur. Parmi les plus célèbres, on trouve Amphitryon 38: Comédie en trois actes (1929), Intermezzo (1933), La guerre de troie n'aura pas lieu (1935), Electre (1937), et Ondine (1939). Cette année-là, Giraudoux publie Pleins pouvoirs, une réflexion sur la politique de l'époque.


A partir de 1940, ses œuvres deviennent plus sombres, comme Sodome et Gomorrhe (1943) et son essai posthume, Sans pouvoirs (1945). Il ne verra jamais l'adaptation d'un de ses dernières pièces, La Folle de Chaillot, par Jouvet. La pièce fut aussi adaptée au cinéma par Bryan Forbes : La folle de Chaillot (The madwoman of Chaillot), avec Katharine Hepburn dans le rôle principal.

Photos de Jean Giraudoux


Personnalités associées à Jean Giraudoux

Inspirations Jean Anouilh
Collaborations Jacques Rivière, Gérard Philipe

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