Jacques Julliard est un homme de lettres français. Historien de formation, il a mené une carrière de journaliste et est aussi un ancien responsable syndical.
Il naît en 1933 à Brénod, petite commune dont le poste de maire a été occupé successivement par son grand-père et son père. Il grandit dans un milieu républicain traditionnel. Malgré l'anticléricalisme de certains membres de sa famille, il va au cathéchisme, poussé par une mère pratiquante.
Après avoir fait ses classes préparatoires au lycée du Parc à Lyon, il intègre en 1954 Normale Sup (Ulm), en tant que germaniste. Fréquentant Jean Lacroix, il entre en contact avec la rédaction de la revue Esprit, dans laquelle il entre en 1955. Parallèlement, il milite au sein de l’UNEF. Il la quitte en 1956, afin de s'investir dans la présidence de la conférence nationale étudiante pour la solution du problème algérien.
En 1958, il est agrégé d'histoire. Puis, en septembre 1959, il sert en Algérie en tant qu'officier d’action psychologique auprès des populations civiles. Lorsqu'il revient à Paris au printemps 1961, il obtient un poste de professeur à Chartres.
Il poursuit son activité syndicale. Et, à partir de 1965, il donne des cours à Sciences Po Bordeaux. Il intégre les éditions du Seuil (section Politique). Puis, après avoir démissionné du CNRS, il enseigne à Sciences Po Paris et à la Sorbonne.
A la fin des années 1970, il abandonne progressivement ses activités syndicales et éditoriales afin de se rapprocher des milieux universitaire et journalistique.