Mauve le vierge de Hervé Guibert



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Editions Gallimard, Gallimard  Année : 1988   Genre : roman autobiographique



Les curieux personnages de ces récits ne seraient-ils pas chaque fois Hervé Guibert, ayant changé ses identités pour mieux se déguiser, en homme vierge, en amoureux fiévreux, en victime d'un tremblement de terre, ou en disciple du grand philosophe qu'il accompagne jusqu'à la tombe ? Ce n'est pas tout à fait sûr, puisque trois portraits de femmes se dessinent aussi dans ces pages : la concierge Mémée Nibard, à qui il arrive de féeriques malheurs, la directrice fine mouche du musée de cire, et la jeune voisine, qui a ses raisons pour arrêter de jouer du piano. Dans ce livre, Hervé Guibert exprime sa volonté de tout dire, sur lui et sur les autres, ce qu'on pense et qu'il ne faudrait pas, et parfois même un peu plus que la vérité.



“ On lui vola sa mort, lui qui avait voulu en être le maître, et on lui vola jusqu'à la vérité de sa mort, lui qui avait été le maître de la vérité. Il ne fallait surtout pas prononcer le nom de la lèpre, on en déguiserait le nom sur les registres de décès, on fournirait à la presse de faux...
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