Les trains vont au purgatoire de Hernán Rivera Letelier



Critique Lecteurs Votre note

Titre original : Los trenes van al purgatorio   Editeur : Métailié  Année : 2003   Genre : Roman



El Longino, le train longitudinal nord qui traverse le désert d'Atacama en quatre jours, s'arrête dans des gares fantômes perdues au milieu de paysages désolés. Il transporte des voyageurs en quête d'espoir qui mêlent leurs histoires et vivent de brèves rencontres incandescentes : un accordéoniste qui fuit le fantôme de la femme aimée, une voyante entourée de talismans et d'herbes magiques ; un aveugle qui vend des peignes et chante des boléros ; une femme en deuil à la recherche du cadavre de son fils ; un groupe de gitans bruyants ; une petite fille dont la vie va changer pendant le voyage ; un couple d'amoureux unis dans un interminable baiser ; un nain bavard à la recherche de son cirque : toutes ces vies précaires roulent dans le silence du désert le plus triste du monde.



“La locomotive avance, fumante, bardée de fer, rugissante, à travers le désert le plus triste du monde. Pierre après pierre, colline après colline, crevasse après crevasse, soufflant comme une mule assoiffée, la locomotive avance, noire (seule brille sa grosse cloche de bronze, somnambulique sous le soleil de midi). Ahanant une interminable et...
lire la suite de l'extrait