L’Italie à la paresseuse de Henri Calet



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Editeur : Le Dilettante  Année : 1950   Genres : récit de voyage Roman


L'anti-guide touristique La critique de flu En choisissant de rééditer L’Italie à la paresseuse d'Henri Calet, auteur mal publié à l'époque (des années 30 aux années 50), Le Dilettante sort des chemins balisés de la littérature académique...  pour notre plus grand plaisir. Amateurs de tours-opérateurs s'abstenir : ce... | lire la suite


Le voyage en Italie est un genre littéraire. Il nous a valu, de Montaigne à Larbaud, quelques jolies méditations sur les arts, les transports et la gastronomie. C'est conscient de cette tradition qu'Henri Calet, en 1949, effectue le sien. D'emblée, il ne joue pas le jeu. Il enfile bien la Botte, ville après ville, mais, dès qu'approche l'instant élu des friandises culturelles, Calet fait mine de rien, regarde ailleurs, s'absente. Car il vise l'Italie "au-dessous de la peinture", se refusant à la voie royale des sites et des musées, à son cortège de béatitudes convenues. Mais que surviennent une suite de "petits faits vrais", maints détails savoureux, un rêve possible, alors Calet consent, sa fringale s'éveille et sa phrase pétille. Enthousiasme momentané. Le seul vrai voyage serait de s'oublier un temps. Mais on se colle à la peau. Que ce soit pour Venise ou les Buttes-Chaumont, on ne part pas. Telle est la leçon.