Henri Calet



Henri Calet Nationalité : française
Naissance : 03 mars 1904
Mort le : 14 juillet 1956

Métier : écrivain
Ce n'est pas ma faute, si, en écrivant, mon style se transforme en scalpel.
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Henri Calet naît à Paris le 3 mars 1904. Il grandit en Belgique et connaît une existence mouvementée, marquée par l'empreinte de la rue et de la solitude. En France, il suit des études secondaires avant de pratiquer divers métiers. Il aime par-dessus tout flâner dans les rue du Paris populaire, avec une prédilection pour le XIVème arrondissement et les Buttes-Chaumont. Son goût pour le voyage - sur le mode original de la dilettante - joue un rôle capital dans son œuvre. Prisonnier durant la seconde guerre mondiale, il parvient à s'évader après sept mois de captivité et interrompt l'écriture pour se consacrer un temps à des activités de type lucratives, comme celle de statisticien, ou de directeur d'une usine de céramiques. Il reveint à l'écriture par le biais du journalisme et collabore à Combat, Marie-France, Carrefour et Le Parisien libéré ainsi qu'à la radio et la télévision. Il invente son propre style, subjectif et teinté d'humour. Il s'éteint à Vence, le 14 juillet 1956

Son œuvre porte la trace de son amour pour la ville de Paris. Son premier livre, La belle lurette, paraît en 1935. L'auteur y témoigne de ses expériences difficiles. Son oeuvre la plus célèbre, Le Tout sur le tout (1948), est un témoignage sur le Paris populaire qu'il affectionne. En 1950 paraît L’Italie à la paresseuse, un voyage original qui vise une « Italie au-dessous de la peinture ». Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, il demeure assez peu connu du grand public. Jean-Pierre Baril est l'un des spécialistes de son œuvre. Dix ans plus tard, c'est Peau d'ours, un ouvrage de la maturité où Calet délaisse peu à peu ses positions d'anarchiste puis de communiste au profit d'un civisme pudique. Touchant, il écrit dans son agenda, deux jours avant de mourir : « Il faut se quitter déjà ? Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes. »

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