Zen city de Grégoire Hervier



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Au Diable Vauvert  Année : 2009   Genre : Thriller



Dominique Dubois, cadre trentenaire remarquablement moyen, s'installe plein d'espoir à Zen City, paradis high-tech où, grâce à la puce dont chacun est doté, on peut avoir un réfrigérateur toujours plein sans jamais aller au supermarché et être protégé 24h sur 24 sans même s'en rendre compte. Mais quand sa jolie collègue est assassinée chez elle, quand il devient la proie de hackers qui cherchent à miner de l'intérieur la Ville Transparence, sa vie en prépayé bascule...Ce livre est son journal, le témoignage d'un des rares rescapés de ce que l'on a appelé la "Tragédie de Zen City".

davidkoresh  le 16 Mars 2009 à 14:26  

Bon, j'ai pas encore fini Zen City. J'en suis au moment où l'univers hyper-sécurisé semble se retourner sur Dominique Dubois, statisticien ayant fait le choix de devenir plus qu'un homme, une sorte de Dieu retirer dans un environnement aseptisé et automatisé.

Il y a un truc que j'aime de plus en plus chez Grégoire Hervier. C'est la petite musique de comédie qui articulent et lient l'ensemble de l'histoire. Sur Scream Test, m'attendant à un polar bien premier degré, ficelé, en examinant avec un oeil suspicieux les curiosités dans l'intrigue ou le déroulement du texte, j'étais carrément passé à côté de la dimension parodique du truc. Pas là.

Dans Zen City, les progrès du marketing intrusif, alliés à l'exploitation simultanée de toutes les technologies de surveillance (RFID, Caméras, fichiers électroniques) à fin de soutien d'une cité-service dédiée à la vente et au méthode de marketing de pointe : les séminaires bidons au coaching tyrannique, des angoisses du middle manager à l'obsession sécuritaire, l'absurdité du système banque-assurance, le flicage corporel des puces RFID... De l'extérieur, cette ville, on dirait un mélange entre un Hors Série spécial de Management, le village du prisonnier et un catalogue Ikea devenu wild... quelque chose qui s'éloigne pas tellement de notre société. Je reviens après l'avoir fini