L'Invité mystère de Grégoire Bouillier




“" C'était le jour de la mort de Michel Leiris. Vers la fin septembre 1990 ou au tout début octobre, je ne me rappelle pas la date exacte, peu importe, il sera toujours temps d¹aller vérifier plus tard, en tous les cas c'était un dimanche car j¹étais chez moi au beau milieu de l'après-midi et il faisait froid pour la saison et je m'étais endormi tout habillé, entortillé dans une couverture comme presque chaque fois que je me retrouvais seul avec moi-même. Le froid et l'oubli je ne désirais rien d'autre à l'époque, mais cela ne m'inquiétait pas : je savais que viendrait un jour le moment de repartir dans l'existence et je n'étais pas pressé. Assez en avais-je vu, me semblait-il. Etres, choses, paysages j'avais de quoi ruminer pour un ou deux siècles et à quoi bon aller encore au-devant des histoires ? Je ne voulais plus d'ennuis. Lorsque la sonnerie du téléphone me réveilla. "