Geraint Anderson naît dans le quartier huppé de Notting Hill, à Londres, en 1972. Il est le troisième enfant de Donald Anderson, un politicien du Labour party. Le jeune Anderson suit sa scolarité à Notting Hill. Il prend ensuite une année sabbatique et part pour l' Asie. Il vivra cette période en « hippy » et se met à fumer du cannabis. Il reprend ensuite ses études dans des établissements prestigieux comme l'université de Cambridge et se lance peu après dans le monde de la finance pour devenir un analyste financier très en vue.
Sexe, drogue et gros pactole
En 2006, Anderson entreprend l'écriture de City Boy qui paraît dans les colonnes du Londonpaper sous forme de chronique anonyme. Deux ans plus tard, sa véritable identité est découverte. Il fait publirer son livre - City Boy : Beer And Loathing In The Square Mile - la semaine suivante. Le roman raconte l'histoire de l'analyste Steve Jones, un homme sans scrupules qui entretient le moral de ses troupes à grand renfort de poudre blanche. Anderson dévoile ouvertement les frasques de ses collègues de la City, et de pots de vin en paradis fiscaux, l'image dorée du milieu est sérieusement écornée. Le livre, porté par les médias, est un énorme succès et se hisse rapidement en troisième position des meilleures ventes.
En 2005, tirant officiellement un trait sur son passé et ses excès, Anderson annonce qu'il a décidé de se repentir et se retire définitivement du métier. Fortuné (sa dernière prime s'élève tout de même à 500 000 livres), il entreprend de récolter des dons pour la reconstruction d'une école au Kenya. Il rédige également un ouvrage sur la crise financière : Cityboy: 50 Ways to Survive the Crunch. Certains voient dans ce revirement soudain une volonté de redorer son image et de s'acheter une conscience. Mais Anderson, imperturbable, se reconstruit en redresseur de tort.