Georges Arnaud est un écrivain et journaliste français, militant politique à ses heure. De son vrai nom Henri Girard, il choisit le pseudonyme de Georges (de son second prénom) Arnaud (nom de jeune fille de sa mère).
Il naît à Montpellier en 1917. Il devient jeune orphelin. En 1926, sa mère meurt des suites de la tuberculose, dont Georges Arnaud souffrira lui aussi.
Sa scolarité est passable. Cependant, il se passionne pour les matières littéraires. Il décroche son baccalauréat, et poursuit des études de droits, puis de sciences politiques à Paris. Parallèlement, il se consacre à l'écriture.
Pendant la Seconde guerre mondiale, il s'engage. Arrêté en 1940 par l'armée allemande, il s'enfuit en zone libre. En 1941, son père, sa tante et leur domestique sont assassinés. Accusé de ces meurtres, il est incarcéré. Mais, il clame son innocence. Jugé en juin 1943, il est innocenté, grâce à l'intervention d'un avocat ami de son père, Maurice Garçon. L'affaire ne sera jamais élucidé.
De retour dans la capitale, il dilapide son héritage. En 1947, suites à des ennuis fiscaux, il s'exile en Amérique du Sud. Il vit de petits boulots en petits boulots (barman, chauffeur de taxi, chercheur d'or).
Il regagne la France en 1950 et publie
Le salaire de la peur, son premier roman, qui relate ses pérégrinations sud-américaines. Ses autres livres sont aussi inspirés de sa vie. Il reprend ses activités journalistiques.
Son manifeste,
Pour Djamila Bouhired (1957), co-signé avec Jacques Vergès, l'embarque dans un nouveau scandale. Arrestation, emprisonnement, il est soutenu par de nombreuses personnalité, tels
François Maspero,
Jean-Paul Sartre,
Jacques Prévert. Dénonçant cet enfermement militant, il est envoyé deux mois en prison. A la suite de cette affaire, il s'installe en Algérie (1962). Il y crée une école de journalisme, ainsi que le journal Révolution africaine.
Dans les années 1970, atteint par la tuberculose, il doit rejoindre un climat plus approprié et séjourne à Chamonix. Il travaille en tant que journaliste pour la télévision française.
Il passe ses derniers années en Catalogne, où il est emporté par une crise cardiaque (1987).