« La fantaisie ne peut rien prouver, et l'artiste qui se livre à une fantaisie pure ne doit prétendre à rien de semblable. Est-il donc nécessaire, avant de parler à l'imagination du lecteur, par un ouvrage d'imagination, de lui dire que certain type exceptionnel n'est pas un modèle qu'on lui propose ? ce serait le supposer trop naïf, et il faudrait plutôt conseiller à ce lecteur de ne jamais lire de romans, car toute lecture de ce genre est pernicieuse à quiconque n'a rien d'arrêté dans le jugement ou dans la conscience. »
George Sand (Amandine Aurore Lucile Dupin, qui deviendra, plus tard, baronne Dudevant) est recueillie à l’âge de 4 ans par sa grand-mère. Puis à 13 ans, elle entre au couvent des Augustines anglaises à Paris. En 1822, elle se marie avec le baron Dudevant et a deux enfants. Mais cette union est un véritable échec. En 1831, elle rencontre Jules Sandeau, à qui elle prend son pseudonyme « Sand ». Avec Sandeau, elle écrit son premier roman,
Rose et Blanche . En 1841, elle fonde avec Pierre Leroux
la Revue Indépendante. En 1845, elle écrit un roman en quatre jours :
La Mare au Diable. Elle s’installe à Paris avec Chopin, elle finit par rompre avec lui en 1847.
Elle provoque l’irritation de ses contemporains par son comportement provocateur : elle s’habille en homme, fume la pipe, monte à cheval, pour accéder à des lieux interdits aux femmes. Sa vie est très mouvementée et hors norme. Féministe avant l’heure, elle peint et écrit des romans, des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre, une autobiographie et des critiques littéraires.... Elle devient alors une femme engagée dans le combat politique et elle participe dans les coulisses au Gouvernement provisoire de 1848. Mais la même année, lors de la manifestation du quinze Mai, George Sand est menacée. Dès lors, elle se lie à des démocrates comme Arago, Barbès ou encore Bakounine et se réjouit de la chute du roi Louis-Philippe et de la fin de la Monarchie de Juillet affichant son engagement social et politique. Le 8 juin 1876 à Nohant, George Sand décède d’une occlusion intestinale jugée inopérable.
Victor Hugo déclare alors : « Je pleure une morte, je salue une immortelle ! ». La romancière de Nochant, par ses effusions lyriques et humanitaires, montre la grandeur et la générosité de celle qui ne cessait de rechercher la vérité idéale.
+ j'aimerais dire tout d'abord que vous vous êtes trompé dans l'ortographe de Nochant car ça s'écrit..