Cent ans de Solitude de Gabriel Garcia Marquez



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Seuil  Année : 1967   Genre : Roman



Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleur plein de rêve et de réel. Histoire à la fois minutieuse et délirante d'une dynastie: la fondation, par l'ancêtre, d'un village sud-américain isolé du reste du monde; les grandes heures marquées par la magie et l'alchimie; la décadence; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure, est à sa façon un Quichotte sud-américain: même sens de la parodie, même rage d'écrire, même fête cyclique des soleils et des mots.

Cent Ans de solitude compte parmi les chefs d'oeuvre de la littérature mondiale du XXe siècle. L'auteur a obtenu le prix Nobel de littérature en 1982.


rOXANA (invité)  le 17 Juin 2008 à 22:23  

CENT ANS DE SOLITUDE (1967) Quand j’avais 17 ans, mon professeur de littérature nous avait parlé de cette oeuvre. Il avait dit qu’une personne qui n’a pas lu Cent ans de solitude ne pouvait se considérer latino-américaine. Donc j’ai cherché le livre à la Bibliothèque municipale et j’ai passé des longues heures à le lire. J’ai perdu la notion du temps, rien n’était plus important que connaître les aventures de la famille Buendia. Quand j’ai fini, j’avais l’impression d’avoir lu un des meilleures livres de l’histoire de la littérature. Cent ans de solitude est une véritable pièce maîtresse, c’est l'épopée de la fondation, de la grandeur et de la décadence du village de Macondo, un petit village perdu quelque part dans une jungle de l'Amérique du Sud, et de sa plus illustre famille, les Buendia. Macondo c’est aussi, à mon avis, le monde de l’enfance dans son isolement, le monde de l’illusion, le monde de la pureté. Macondo est un univers orienté vers la magie sous l'influence des gitans qui détiennent le savoir. Tout est magique et possible. Cent ans de solitude est comme un conte qu’on transmet de génération en génération. Cette histoire commence avec la fondation de Macondo par José Arcadio Buendia, qui a deux enfants. Après il y a une suite de révolutions, de guerres civiles, de destructions. L’Histoire, c'est la civilisation qui vient bouleverser Macondo avec l'implantation d'une compagnie bananière, invasion de la civilisation industrielle américaine. Une civilisation qui se croit supérieure, et ce sera le déclin, l'échec; condamnée dès les origines par le culte de la solitude où elle s'enferme, la famille Buendia s'éteindra et finalement un déluge détruira le village de Macondo. Cent ans de solitude, c'est aussi et surtout la chronique des histoires personnelles des membres de la famille Buendia car tous participent, à leur manière, à la perte tragique du paradis. Le fondateur qui rêvait de prouver l'existence de Dieu en le photographiant. Un fils guerrier, qui perdit toutes ses guerres et fit 17 enfants, tous des mâles. Une fille, la plus belle femme du monde qui fait mourir tous les hommes, seulement en la regardant, et plusieurs autres personnages assez compliqués et incroyables. Fidèle au mode de narration du récit mythique, García Márquez boucle ainsi son roman par la répétition de l'inceste initial et l’allégorie de l’arbre de la connaissance, Aureliano déchiffre enfin le manuscrit de Melquiades, tout était écrit. C’est une histoire sur le mode de la spirale : les descendants sont dotés des mêmes défauts et qualités que leurs ancêtres, les événements procèdent par répétition. Il y a des personnes qui considèrent que Cent ans de solitude est un livre dense, compliqué et philosophique. C’est vrai qu’il y a de la philosophie et de la poésie. Néanmoins je considère que c’est une histoire accessible car on peut s’identifier aux personnages. Et même si les personnages ont des noms composés qui se recoupent, et s’il y a de nombreux retours en arrière, on peut finalement, avec de la concentration, arriver à suivre l’histoire et on y prend vraiment du plaisir. On peut aussi faire un arbre généalogique pendant la lecture pour s’aider à comprendre la suite des événements. Finalement je crois que c’est une histoire familiale sur la vie, la mort, la solitude et l’amour. Le livre est un théâtre de la vie, une de ces histoires universelles, comme chez Homère ou Cervantès. C'est l'épopée symbolique de tout le continent latino-américain à travers la fabuleuse saga d'un village perdu. ROXANA GHIGLINO






• Les news sur Gabriel Garcia Marquez

García Márquez et Littell sacrés par le LA Times
Le LA Times , grosse gazette de la côte ouest ,vient de décerner...


La Vida Loca
Grand classique du comic book indépendant, Locas est...


L'Amour au temps du choléra par Mike Newell
Une fois de plus, j'ai le sentiment de me réveiller d'un...


L'Amour au temps du choléra, la bande-annonce
Une fois de plus, on aurait préféré une production dans la langue...


Christian Bourgois éditeur : une maison d'édition orpheline
L'éditeur français Christian Bourgois est décédé jeudi à...


Les Nobel à la mode... Art déco !
Assez des couvertures moches, kitsch, des couvertures qui...


La première biographie officielle de Garcia Marquez publiée à Londres
C'est la maison d'édition Bloomsburry qui l'annonce :...


Onze écrivains célèbres soutiennent Milan Kundera
Alors que plusieurs personnalités du monde littéraire avait déjà...


Garcia Marquez accusé de faire l'apologie de la prostitution infantile
Les deux affaires se suivent, ne se ressemblent pas tout à fait,...


• Les livres de Gabriel Garcia Marquez



• Sur le forum livres

cherche negre pour m'aider à ecrire mon co...cherche des livres déganter voir un peu trashRECHERCHE TITRE joie et tristesseLe tueur en série a onze ans