Je ne suis pas un romancier catholique, je suis un catholique qui écrit des romans. ”
François Mauriac naît à Bordeaux, dans une famille bourgeoise, catholique et conservatrice. Orphelin très tôt de père, il est élevé par une mère extrêmement sévère. Après des études de lettres, il vient à Paris en 1907 et se consacre entièrement à la littérature. Maurice Barrès salue son premier recueil poétique qui va tout de même passer inaperçu. La reconnaissance du public vient avec
Le Baiser au lépreux (1922). Mauriac va alors écrire de nombreux romans coup sur coup :
Génitrix,
Thérèse Desqueyroux,
Le Noeud de vipères…
Dans
Génitrix (et ensuite dans
Le Sagouin), apparaît le personnage de la mère abusive et monstrueuse. En 1933, Mauriac est élu à l'Académie française. Il écrit alors trois œuvres dramatiques (
Asmodée…), où, comme dans ses romans, il traite du thème de la grâce et du rachat. Pendant la Seconde Guerre mondiale (et même dès 1937), Mauriac s'engage dans le combat politique et s'oppose au fascisme. Il participe à la Résistance en écrivant des articles et des textes (
Le Cahier noir). En 1952, il reçoit le prix Nobel de littérature. Il devient alors chroniqueur au
Figaro puis à
L’Express. Après avoir soutenu la politique de Pierre Mendès-France, il devient un fervent partisan du général de Gaulle.
Mauriac meurt en 1970, juste avant le général. L'œuvre de Mauriac est marquée par le milieu catholique où il a grandi. Ses personnages balancent entre le bien et le mal, ils sont hantés par le péché. Mais dans les années 30, face aux évènements mondiaux, Mauriac s’engagera dans une voie beaucoup moins conservatrice, le mettant en opposition avec les milieux catholiques traditionnels. Il se positionnera également pour la décolonisation.