Mécanique de François Bon



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Verdier  Année : 2001   Genres : essai Récit



On a posé la main sur le front et les cheveux, et gardé la sensation de froid. Et puis la même main, le même matin, se saisira de l’urne brûlante. Les deux sensations coexistent, quoi qu’on fasse, dans la main droite, des jours et des jours. Justement la main qui écrit.
     Écrire, on avait commencé d’en approcher : parce que tout cela, ces véhicules, ces noms, avaient traversé le siècle avant d’être déclarés obsolètes, c’est de cela qu’avec lui, trois semaines plus tôt, on s’était encore entretenu. De ces véhicules, de ces maisons, de ces noms, des trois générations de garage.
     Maintenant, évidemment, on est seul avec quelques photographies, et des papiers imprévus. Seul avec les images et les voix qui traversent la nuit, et cette sensation, dans la main droite, rémanente.
     On obéit à la main, qui dresse portrait du mort.



“ Langue : puisqu’il s’agit non pas d’un garage mais d’une suite de garages, trois exactement, celui du grand-père et l’enfance, puis le déménagement et à Civray (dans le département de la Vienne, mais au bord de la Charente) le garage maintenant celui du père, puis le garage neuf construit en bord de route à la...
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