L'idiot de Fédor Dostoïevski



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Actes Sud  Année : 1868   Genre : roman



"D'abord trois hommes sont "embarqués". Ils ne se connaissent pas. Face à face dans le train de Petersbourg, Rogojine le noiraud et le blond Mychkine, prince à la race abolie, forment un contraste parfait ; bientôt ils s'appelleront "frères" et le seront. Dans la mort. Ou plutôt : auprès de la morte, ayant accompli leur destin, cousu au nom, puis au visage bouleversant de Nastassia Filippovna. Le coryphée est là aussi, sous l'aspect du fonctionnaire Lebedev [...]. L'Idiot de Fedor Dostoïevski est une tragédie biblique, un drame coupé d'apologues, commenté par toutes les voix de l'humain concert..." MICHEL GUÉRIN (extrait de la lecture)

"Traduire L'Idiot, c'est vivre, pendant un an, dans une tension incessante, avec une respiration particulière : jamais à pleins poumons, toujours à reprendre son souffle, toujours en haletant, à tenir cet élan indescriptible qui fait de presque chaque mouvement de la pensée, de chaque paragraphe, voire de chaque phrase une longue montée, une explosion et une descente brusque [...]. Jamais encore auparavant l'image physique d'un auteur écrivant son roman ne m'avait autant suivi. Tous les matins, me mettant au travail avec une sorte de bonheur terrorisé, je le voyais paraître devant moi, et je me demandais : "Mais comment donc un homme peut-il écrire cela ?" ANDRÉ MARKOWICZ (extrait de l'avant-propos du traducteur)




“Chapitre I A la fin du mois de novembre, par un redoux, sur les neuf heures du matin, le train de la ligne de chemin de fer Petersbourg-Varsovie fonçait à toute vapeur vers Petersbourg. L'humidité, la brume étaient si denses que le jour avait eu du mal à se lever ; à dix pas, à gauche et à droite des rails, on avait peine à...
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