Les Gens du Balto de Faïza Guène



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Hachette  Année : 2008   Genre : roman


Tous suspects La critique de flu Faïza Guène avait beaucoup fait parler d'elle avec ses deux précédents romans. Certains la disaient géniale, d'autres accusaient les médias d'en avoir fait un phénomène de mode. Son nouveau roman, Les Gens du Balto , devrait aider les lecteurs à choisir leur camp... | lire la suite


Un meurtre a eu lieu à Joigny-les-deux-bouts, petite ville de grande banlieue, dernier arrêt de la ligne de RER. Joel Morvier, le patron du Balto, le bien nommé bar du centre ville, est retrouvé un matin gisant dans son sang. Un drame ? Pas pour tous les clients tant ce bistrotier raciste et acariâtre, était détesté. Et même pas pour la victime qui, d'outre-tombe, s'amuse de la publicité faite autour de ce fait divers d'autant plus croustillant que, pour les gendarmes, le meurtrier se trouve parmi les habitués. Est-ce Taniel, cet adolescent turbulent que Joël chasse régulièrement de son bar ? Est-ce Yeznig, son petit frère autiste, dont Morvier raille systématiquement le handicap ? Est-ce leur père Jacquot, chômeur vissé devant sa télé à qui Morvier a , un jour, subtilisé un ticket gagnant de Millionaire ? Est-ce que leur mère Yeva qui doit subir quotidiennement les compliments visqueux et les gestes déplacés du patron du Terminus ? Est-ce Magalie, la blonde fiancée de Taniel, dont le bistrotier soigne la mauvaise réputation ? Ou est-ce Ali, le copain de Taniel que la victime malmenait parce qu'il était arabe et marseillais ?

Dans ce roman polyphonique où chaque chapitre donne la parole à l'un des clients/suspects, Faïza Guène dévoile de nouvelles facettes de son talent littéraire, réussissant à se glisser avec autant d'aisance dans la peau de tous ses personnages. A la fois fresque sociale et comédie déjantée, ce roman est aussi l'occasion de retrouver l'humour et la justesse du trait de l'un des phénomènes littéraires de ces dernières années.




“ Joël, dit Jojo, dit Patinoire Je m'appelle Joël Morvier et j'ai décidé de raconter mon histoire moi-même. Depuis trente ans, je vis au milieu des journaux alors on me la fait pas. Je vois très bien comment ils déforment la réalité. Je préfère me fier à ma bouche. J'aurais eu 62 ans en avril, le 12 du...
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