Eyvind Johnson est un écrivain suédois.
Il naît à Svarbjörnsbyn, à proximité de Boden. D’origine modeste, sa famille est établie dans une petite ferme. Dès l’âge de 14 ans, le jeune Eyvind doit travailler. Il enchaîne les petits boulots. Après la Première Guerre mondiale, touché par le chômage et la précarité, il s’engage, devenant syndicaliste et militant socialiste.
Dans les années 1920, il demeure à Berlin, à Paris. Il écrit pour des journaux de gauche qui le rétribuent modestement. En 1924, son premier recueil de nouvelles,
Les Quatre Etrangers, est publié. En 1925, suit un roman, Timans et la justice.
Il s’installe à nouveau en France, où il rédige
Ville des ténèbres (1927),
Lettres recommandées (1928). L’influence des écrivains français (
Marcel Proust,
André Gide) se fait sentir. D’ailleurs, il traduira plus tard en suédois plusieurs auteurs français, dont
Gustave Flaubert,
Anatole France,
Albert Camus,
Jean-Paul Sartre.
Son œuvre est profondément marquée par la volonté de l’auteur de dénoncer les injustices de son temps. Homme engagé, il lutte contre les régimes totalitaires et la répression politique que ceux-ci exercent.
Ses écrits lui valent le respect de ses contemporains. En 1957, il est élu à l'Académie suédoise. En 1974, il obtient conjointement à son compatriote,
Harry Martinson, le
prix Nobel de littérature.
Il décède en 1976 à Stockholm.