Eugene O'Neill (16 octobre 1888 - 27 novembre 1953) est un homme de lettres américain.
Son père est un modeste comédien d'origine irlandaise. Bel homme, il a su séduire la mère d'Eugène, une femme douce et pieuse de condition aisée, qui a tout abandonné pour le suivre. De santé fragile et émotive, elle ne se remettra jamais de la mort prématurée de son second fils, Edmund. Suite à un accouchement difficile, elle devient dépendante à la morphine.
Eugene O'Neill naît donc dans une chambre d'un hôtel de Broadway (New York). Mais, il grandit à New London dans le Connecticut, dans ce qui était précedemment la résidence d'été familiale. Il évolue souvent dans les coulisses des théâtres où son père se produit. Puis, à 7 ans, il est confié à une institution catholique. En internat, il se réfugie dans la lecture des classiques.
Il entreprend des études à l'université de Princeton, qui le vire. Il s'engage alors dans la marine. Il sombre peu à peu dans l'alcoolisme.
Dans les années 1910, il s'associe à une troupe de théâtre amateurs, les Provincetown Players. Il écrit aussi pour le New London Telegraph. Toutefois, c'est pour le théâtre qu'il demeure le plus prolifique, rédigeant ses huit premières pièces. Lorsqu'il est atteint de tuberculose, il décide de se consacrer entièrement au théâtre.
Dramaturge, il intègre donc dans le théâtre américain un réalisme dramatique, dans la lignée de
Tchekhov,
Henrik Ibsen, et
August Strindberg. Ses oeuvres présentent des personnages qui évoluent en marge de la société et luttent afin de conserver espoir et rêves, mais finissent par sombrer. En cela, Eugene O'Neill projette les éléments les plus obscurs de la condition humaine.
En 1936, il reçoit le
prix Nobel de littérature. Il a également été récompensé par le prix Pulitzer.