Fuck America de Edgar Hilsenrath



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Attila  Année : 2009   Genre : Roman


Branleur de génie La critique de flu Rescapé de la shoah, Edgar Hilsenrath a connu, après le traumatisme de la guerre, le déracinement, la pauvreté, la solitude... Pas gai. Et pourtant, son roman Fuck America , en grande partie autobiographique, est au moins aussi drôle qu'il est bouleversant. Ce qui en fait justement un livre unique en son genre, agréable et indispensable. | lire la suite


Bandini, le héros de John Fante, a trouvé son héritier. C'est un branleur. Mais un branleur de génie !

1952. Dans une cafétéria juive à l'angle de Broadway et de la 86e rue, Jakob Bronsky, tout juste débarqué aux États-Unis, écrit un roman sur son expérience du ghetto pendant la guerre : Le Branleur ! Au milieu des clodos, des putes, des maquereaux et d'autres paumés, il survit comme il peut, accumulant les jobs miteux, fantasmant sous sa couette sur le cul de la secrétaire de son futur éditeur M. Doublecrum...

L'Amérique, ce « paradis », est une jungle où la valeur d'un homme se juge à son portefeuille et où tout est marchandise : l'homme, la femme, le sexe, et aussi la littérature. Récit drôle et cruel, évoquant Roth ou Bukowski, Fuck America est en grande partie autobiographique : le livre s'inspire des conditions de vie de l'auteur à son arrivée aux États-Unis dans les années cinquante, alors qu'il travaillait comme serveur dans un delicatessen juif de New York.




“ J'ai fini ma bouillie, mangé mes crackers, bu ma bière. Je décide d'en prendre une deuxième et j'allume une cigarette. Maintenant, je peux réfléchir sans être dérangé. Je commande une troisième bière et fixe la vitrine poussiéreuse du troquet. Ecoute, Bronsky. Essaie de te rappeler. Pendant la...
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