Les Sentiers du désastre de Donald Westlake



Critique Lecteurs Votre note

Editeur : Rivages  Année : 2006   Genre : Roman


Donald Westlake. Les sentiers du désastre La critique de Sébastien D. Gendron Dernière - et non ultime - aventure de Dortmunder, le bandit New-yorkais et sa clique éclectique, Les Sentiers du désastre possède la fraîcheur d'une écriture débutante et inventive. Pour un Donald Westlake de 73 ans, cette jeunesse de Dorian Gray est déconcertante. Où est-ce que ce type a bien pu planquer son portrait ? | lire la suite


"Paria !" Voilà un mot que Monroe Hall voudrait voir disparaître du vocabulaire. Est-ce sa faute à lui s'il est né riche et qu'il n'a pas résisté à empocher l'argent de ses actionnaires, les poussant au désespoir ou à la colère ? Est-ce sa faute encore s'il a pu échapper à la justice et transformer l'ensemble de ses biens en une fondation, dont il est le désintéressé gérant ? Et pourquoi son professeur de musculation lui en veut-il d'avoir signalé aux impôts les sommes qu'il lui a versées en liquide ? Cela justifie-t-il qu'on l'appelle un "paria", et qu'il n'arrive plus à avoir de vie mondaine parce qu'aucun employé de maison ne veut travailler pour lui ? Le destin est trop cruel. Jusqu'au jour où, comme par miracle, son agence lui envoie un merveilleux groupe de serviteurs : un majordome, un chauffeur, un secrétaire, un garde du corps. Seulement voilà : Monroe Hall ne sait pas que le véritable nom de son majordome est John Dortmunder et que lui et ses amis ont l'intention de vider sa grande demeure de sa magnifique collection de voitures anciennes. Mais Dortmunder n'imagine pas combien de gens haïssent Monroe Hall. Lorsque ce dernier disparaît sans laisser de trace, la police fait son apparition. Et comme tout amateur de romans policiers le sait, dans ce genre d'histoire le principal suspect est toujours...

Le majordome. Dortmunder est de retour, et ses aventures sont plus que jamais inénarrables. La presse américaine a souligné que, avec ce personnage, Donald Westlake a quasiment inventé un nouveau genre littéraire. La "Dortmundermania" est à son apogée dans ce nouveau chef-d'oeuvre.